Critique: Angel of Darkness

Publié le par Rick Jacquet

ANGEL OF DARKNESS

Angel of Darkness
Titre original : Injû Kyôshi - 淫獣教師 
1995 - Japon
Genre: Hentai
Réalisation : Hattori Mitsunori
Musique: -
Scénario : Okano Yûki

Avec Asô Natsuki, Kawagoe Mari, Motoki Mariko, Senô Akira et Shindô Yumi

Basé sur une série de 4 OAV, Angel of Darkness est le premier opus d’une saga de 5 films. Dans celui ci, nous suivons plusieurs jeunes lycéennes qui le soir se prostituent. Malheureusement pour elles, un monstre tentaculaire les viole et les élimine les unes après les autres.

Les mangas et séries d’animation Hentai sont monnaie courante, voir même très courante. On y trouve souvent des monstres à tentacules qui s’en prennent à de pauvres filles sans défense, qui vont se débattre, et bel et bien finir par se faire… violenter dirons nous. Angel of Darkness, d’après les renseignements que j’ai pu trouver, est donc à la base une série de 4 OAV datant de 1994, et 5 films (oui 5) ont vu le jour, d’après ces OAV. De 4 OAV de 40 minutes environ (pour une durée totale de 3 heures), on passe à 5 films d’1h10 chacun, et là, ça fait mal. Du moins, ce premier épisode nous fait souffrir. On nous invite dans ce premier opus à suivre le destin de 4 amies qui se prostituent le soir à la sortie du lycée. Leurs règles sont simples : leur tarif varie (sans doute à la tête du client) entre 20 000 et 30 000 yens (entre 190 et 285 euros – aujourd’hui, pas en 1995), pas de fellation, pas de sodomie. Malheureusement pour elles, après quelques instants de film seulement, l’une d’entre elle, après s’être fait raccompagner par son professeur jusqu’à la gare, tombera nez à nez avec the monster. Enfin, le monstre se limitera à deux tentacules à l’écran, petit budget oblige. Quelques plans des tentacules, et voilà, l’affaire est dans le sac, notre jeune fille est supposée être morte lors d’un orgasme… Voilà pour le postulat de départ de ce premier Angel of Darkness. Enfin postulat tout court en fait, car l’histoire n’évoluera quasiment pas pendant 1h10… Pendant de très longues minutes, les mêmes situations vont se reproduire les unes après les autres.

Deux professeurs, quatre élèves et donc quatre victimes potentielles, l’infirmière de l’école, et nos deux malheureuses tentacules, et voilà que le scénariste et le réalisateur a de quoi nous pondre un film (que dis-je, 5 films, s’ils sont tous du même niveau). Si le début fait rapidement illusion, en temps que mise à bouche d’un spectacle qui pourrait être boosté par la suite, on désenchante bien vite devant la répétitivité de l’ensemble des actions, le manque de surprises et surtout le manque de rythme. Se déroulant sur environ 4 jours (ben oui, il y a 4 jeunes lycéennes), chaque journée se déroulera comme la précédente, et ce n’est pas les quelques notes d’humour, notamment avec le proviseur se foutant du sort de ces élèves mais ayant juste peur de la médiatisation de cette histoire et donc de la suppression de sa prime, qui remonteront le niveau de cette production. On aura donc droit, jour après jour à quelques scènes rapides de jour au lycée, allant de la discussion entre copines, les réunions entre professeurs ou une histoire d’amour (ex histoire d’amour) peu convaincante entre le professeur principal et l’infirmière et des passages à l’infirmerie pour étaler un peu de la crème pour soulager les douleurs anales. Oui, au pire, certaines situations auraient pu être amusantes, mais le film préfère aborder tout sur le ton le plus sérieux du monde. On baille. Dès que le film sort de l’enceinte du lycée pour s’intéresser un peu au métier de prostitution de nos jeunes demoiselles, le même schéma se répète jour après jour. Elles attendent toujours sur le même banc, attendent qu’un homme passe, proposent leurs tarifs, et c’est parti (pour l’une d’entre elle). Et comme elles ne sont pas douées, elles restent toujours sur le même banc alors que soir après soir alors que chaque soir, elles se font prendre (repérer, c’est un meilleur mot vu les circonstances) par leurs professeurs. Bon, et les tentacules et l’érotisme dans tout ça ?

Justement, à ce niveau, ça ne vaut pas franchement mieux que le reste, c’est même carrément ennuyeux. La partie horrifique (y a tout de même un monstre vicieux à tentacules) est totalement ratée, inintéressante. Quand le monstre est là, deux malheureuses tentacules visqueuses à l’écran, des éclairages verts, et c’est dans la boite. Même lors du final, essayant de rythmer un peu plus le récit et de changer de décors (adieu le banc et les rues), le film ne vaudra pas grand chose. Quand à la partie érotique, en général, ça se limite à quelques plans de profil des actrices, nues, avec des tentacules sur elles, quelques plans sur leurs jambes quand les tentacules s’enroulent mollement autour, et des plans serrés de visages pas franchement réussis pour bien montrer la « jouissance » des personnages. Après avoir vu ce même cas de figure 4 fois pendant le film, on aurait aimé un final un poil différent, mais non. Le pire dans tout ça, c’est que même les scènes érotiques s’étirent en longueur de manière hallucinante, alternant simplement les trois plans dit plus haut. Autant dire qu’arrivé à la fin des 1H10 du métrage, on n’en retiendra pas grand chose, on ne trouvera rien de positif à en dire, on en aura même pas pu en rire une seule fois, et on regardera les autres opus qui nous attendent sur le côté avec un regard médusé et dégoûté avant de détourner le regard.

 

+
-

....

Long et chiant
Mal filmé
Une partie horrifique cheap

Les parties érotiques longues

 

NOTE: 01/20
En bref: Une première adaptation longuette qui ne donne franchement pas envie de continuer la saga.

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