Critique: Hellraiser 2

Publié le par Rick Jacquet

HELLRAISER 2: LES ECORCHES

Hellraiser 2: les écorchés
Titre original : Hellbound: Hellraiser 2
1988 - Angleterre
Sortie française le 5 Juillet 1989, interdit aux moins de 12 ans
Genre: Horreur
Réalisation: Tony Randell
Musique: Christopher Young
Scénario: Peter Atkins d'après Clive Barker
Avec Ashley Lawrence, Clare Higgins, Doug Bradley, Kenneth Cranham


Après les évènements de Hellraiser, Kirsty est internée dans un hopital psychiatrique dirigé par le docteur Channard, qui, en écoutant son histoire pense trouver le moyen d'ouvrir ls portes du désir et de la souffrance. Il fait revenir Julia de l'enfer.

Le premier épisode se terminait par un retour au début du métrage, à une nouvelle aventure pour la petite boite faisant apparaître les monstres, les cénobites, et donc par une nouvelle aventure logique dans le monde obscure du cinéma. C'est chose faite avec cette suite mise en chantier un an après le succès du premier film, avec en partie la même équipe, à la production, et un budget plus élevé permettant d’étendre l’univers.

Cette fois ci, ce n'est pas Clive Barker qui réalise le film mais Tony Randell, qui a par ailleurs signé, un peu plus tard, le film Ticks, bonne série B sans complexe et pas prise de tête. Il dirige ici son film avec presque autant de talent que le maître lui même. Il met impeccablement le film en image, c'est vrai, mais le place néanmoins, malgré plus d'effets gore, un ton en dessous de son prédécesseur. Le film est pourtant loin d'être gentil, et accumule les effets gores, qui sont très bien fait, et parfois un peu répugnant, surtout dans la version non censurée, disponible dans le magnifique coffret anglais des trois premiers films en zone 2. Si le premier était un huit clos plutôt efficace qui mettait très mal à l'aise par une ambiance malsaine et glauque, le film prend ici, même s'il ne se déroule principalement que dans un seul lieu également, un hôpital, une tournure plus grand guignol, qui lui enlève une partie de son malaise que procurait l'original.

Outre cette petite perte au niveau graphique et émotionnel, on peut dire de cette suite qu'elle reprend les mêmes ingrédients que le premier film, là où il les avait laissés. L'intrigue est très bonne et nous conduit au plus vite là où l'on veut aller, nous disant ce que l'on veut savoir. On découvre donc beaucoup de choses sur l'univers des cénobites, et mêmes sur eux, tout en continuant de les garder en arrière plan, ce qui les rend plus effrayant et surtout plus réalistes. Ils peuvent apparaître n’importe où, ils nous fascinent, et pourtant, on les voit pas, et leurs apparitions ne sont qu’un cheminement, pas une fin en soit, un aboutissement. Les acteurs ont tous rempilés et nous donnent à peut près tous la même performance que dans le premier opus. Néanmoins, les dialogues semblent un peu plus en retrait comparé au premier opus, ce qui n’empêche en rien les acteurs de faire leur travail avec talent.

Il est facile de remarquer que cette critique parle très peu des points faibles du film. Pour ainsi dire, ce second opus représente tellement la suite logique du premier opus, apporte tellement au mythe sans le dénaturer, en gardant son sérieux, et possède un visuel tellement marquant, mythologique, que les deux premiers opus pourraient former un seul et même film. Dans cette première suite, l’enfer nous est clairement montré, et il ne déçoit pas, il obsède, emmenant le spectateur au même niveau que les personnages : des pervers voulant sans cesse en savoir plus pour que leur plaisir soit assouvit. Pari réussi haut la main.

NOTE: 18/20
En bref: Hellraiser 2 est simplement LA suite de Hellraiser, la continuation de l’univers, proche de la perfection et de son prédécesseur. Laissez vous tenter avant une descente aux enfers (les autres suites).

Publié dans Critiques

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