Critique: Hellraiser Deader

Publié le par Rick Jacquet

HELLRAISER: DEADER

Hellraiser: deader
2005 - Etats Unis / Roumanie
Budget: 4 millions $
Genre: Horreur
Réalisation: Rick Bota
Musique: Henning Lohner
Scénario: Neal Marshall Stevens et Tim Day
Avec Kari Wurher, Paul Rhys, Marc Warren et Doug Bradley


Une jeune journaliste enquête sur un groupe de personnes, en Roumanie, appelé Deader, qui ramène les morts à la vie.

Hellraiser est bel et bien une série de films très inégaux. Les deux premiers sont des chef d'oeuvres, les deux suivants sont très mauvais, puis viennent deux épisodes honnêtes, bien réalisés et novateurs. A présent, deux nouveaux films arrivent dans la série, les épisodes 7 et 8, réalisés tous les deux par Rick Bota, déjà réalisateur du sixième opus, le meilleur depuis le second. Bien que sortant directement en vidéo, comme les deux précédents, on pouvait attendre un film tout à fait honnête de la part du réalisateur. Hélas, non. Si ce septième épisode, baptisé Deader, contient de bons éléments, ceux ci sont vites gâchés par de très mauvais éléments, trop souvent présents. Commençons par le scénario. Si celui du sixième opus était ingénieux, malgré le sentiment que Pinhead ne soit là que pour décorer dans un final en total décalage avec le reste, cet opus va plus loin. Le lien entre l'histoire et le mythe d'Hellraiser est faible, très mal amené, et souvent ridicule pour couronner le tout. On comprend, et les scénaristes ne le cachent pas, que l'histoire de base n'était pas celle d'un Hellraiser. Les scénaristes ont repris un scénario existant en y ajoutant des éléments de la mythologie. Mais ça ne fonctionne pas, mais alors pas du tout. Les scènes mettant en scène les cénobites, ou tout simplement la petite boite, tombent à plat, et font tâches, à côté du reste, qui ne vole déjà pas bien haut.

Mais en mettant de côté l’esprit Hellraiser du fan, cet opus parvient tout de même à comporter quelques belles séquences, englouties par un trop plein de ridicules. Certaines scènes sont bien pensées, et le film bénéficie tout le long d’une très belle photographie. Aussi, contrairement aux deux précédents épisodes, on peut noter quelques petits débordements sanglants, même si cela reste bien sage en comparaison des premiers opus, et surtout, très court, sur un film d’une durée d’une heure et demi. Certaines scènes ont pourtant du potentiel, comme le carnage dans le train, qui aurait pu très bien faire penser dans le fond à des films comme Predator 2 ou Faust de Yuzna. Et, si le réalisateur, et surtout les producteurs, que l’on connaît bien pour pourrir le montage des films, cette petite scène sympathique aurait pu retrouver l’esprit du premier, voir fournir une scène sanglante digne de Black past en terme de torture. Mais il n’en est rien. Durant certains passages du film, on pourra aussi se surprendre à sursauter à plusieurs reprises, nous sortant d’un sommeil difficile. Plus le film avance, moins on en attend de lui, plus l’histoire lasse, tout comme les rebondissements à la pelle n’apportant rien de neuf, que ce soit envers l’histoire du film à proprement parler que la mythologie.

Les dits « rebondissements » arrivent à intervalles réguliers, et on les sent venir de très très loin. De plus, leur fonctionnement étant toujours le même, ils ne fonctionnent pas. Ce qui normalement permet de dynamiter un film et de surprendre le spectateur finit ici par l’achever. On se dit qu’on se rattrapera au moins par certains effets spéciaux, comme pour les précédents opus, eux aussi direct to vidéo. Mais non, pas du tout, l’ensemble des effets est à l’image du film : d’une médiocrité absolue. Et ils deviennent de plus en plus ridicules vers la fin du métrage, tant dans leurs formes que dans le fond. Lorsque arrive le final, hop, les scénaristes décident de mettre un peu Pinhead, histoire une nouvelle fois de justifier le titre du film, mais, apparemment peu emballés par cette idée, décide d’en terminer très rapidement. Trop peut être aussi ? Non, pas vraiment, car on est finalement très heureux que la fin soit déjà là. Le spectateur sortira bien évidemment déçu de la vision, mais en même temps, content que le film soit enfin finit, et pourra se dire que dans sa dure quête de voir les sages en entières (tout comme pour les Leprechaun et autres Hurlements), il ne lui reste plus qu’un film à subir.

NOTE: 03/20
En bref: Ce Hellraiser 7: Deader refait chuter la série, qui aurait sans aucun doute due s'arrêter depuis bien longtemps. Quelques bons passages, mais le reste est chiant et parfois ridicule.

Publié dans Critiques

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