Critique: Ice Spiders

Publié le par Rick Jacquet

ICE SPIDERS

Ice spiders
2007 - Etats Unis
Genre: Animaux géants
Réalisation: Tibor Takacs
Musique: Penka Kouneva et Vivek Maddala
Scénario: Eric Miller
Avec Patrick Muldoon, Vanessa Williams, Thomas Calabro et David Millbern


Quand une jeune équipe de ski de formation pour les Jeux olympiques arrive à la station Lost Mountain Ski Resort à mettre l'accent sur la formation, ils sont ravis de trouver des "Dash" Dashiell, un skieur olympique qui a pris sa retraite et est là pour les aider. Mais leurs plans sont interrompus lorsque le Dr Avril Sommers, une scientifique travaillant dans un laboratoire proche du gouvernement, arrive à une situation d'urgence: les araignées géantes élevées au laboratoire se sont échappées...

Décidément, rien à faire, les films d’araignées géantes continuent d’arriver sur nos écrans à une vitesse improbable, tous plus mauvais les uns que les autres. Les récents Arachnid, Spiders 1 et 2, ou encore Creepies n’avaient pas suffit, voilà maintenant que débarque ce Ice Spiders, réalisé par Tibor Takacs, réalisateur que l’on connaît bien pour avoir commit par le passé les deux opus de The Gate, puis récemment Rats, pour la compagnie NU Image. Le bougre ne s’arrête pas là, et maintenant, il tourne pour Sci-Fi Chanel. Son but ? Faire encore pire que ces films précédents ? Comment cela est-il possible ? Nous n’aurons jamais les réponses à ces questions, mais Ice Spiders est là pour prouver une fois de plus le manque de talent du bonhomme, de la chaîne ayant commandée le film, et pour prouver également que les films d’animaux géants ne sont absolument plus une valeur sure. Elle est loin l’époque des perles des années 80… Enfin ne partons pas défaitiste à ce point, puisque ce Ice Spiders part tout de même d’une idée plutôt originale : situer son action dans une station de ski. Des araignées de glace, on en avait pas vu, ni dans de tel environnement, et cela promet au moins un peu de diversité, puisque comme nous le verrons, passé le lieu de l’action, l’originalité s’est fait la male. Enfin, il ne fallait pas trop attendre de ce genre de métrages non plus, mais dans ce genre, il remplit son contrat : personnages stéréotypés, le méchant scientifique est présent, la base secrète également, les araignées génétiquement modifiées, les acteurs sont mauvais, les araignées numériques à mourir de rire. La seule différence avec des œuvres telles que Creepies ou Spiders 2, c’est le rythme, un peu plus soutenu.

Tout commence donc à la montagne, le spectateur est encore confiant, et donc, rêveur. Deux individus sont là pour chasser. Apercevant un magnifique spécimen, ils se préparent à faire feu quand une araignée surgit, une araignée d’un genre bien particulier, verte, de gros yeux comme des billes, mal animée, faisant des bruits comme un enfant de trois ans, et surtout, non-raccord suivant les différents plans. Un carnage d’une heure et demi peut alors commencer dans son intégralité, et l’on sait à présent à quoi s’attendre. Ce n’est pas encore ce film là qui fera flipper les arachnophobes, dont je fais parti. Le constat est sans appel, et très alarmant. Passé l’innovation du lieu, on se retrouve devant un film comme on en a tant vu. On pensera beaucoup à Spiders 2, qui avait aussi pour lui l’originalité du lieu, et possédait un scientifique fou. Celui de Ice Spiders, beaucoup moins présent et important, connaîtra le même sort, dévoré par sa propre création. L’homme ne doit pas jouer avec la nature, on devrait bien le savoir depuis le temps. Oh mince, me voilà en train de spoiler le final de ce superbe métrage ! Pas grave, encore faudrait-il réussir à tenir jusqu’à la dernière minute sans somnoler. Car si Ice Spiders possède bel et bien un meilleur rythme que dans les deux films pré-cités, cela n’en fait pas pour autant un film agréable à regarder. Les attaques des araignées seront molles, répétitives, et le nombre de morts finalement peu nombreux, car bien trop expéditifs. Et les personnages, n’en parlons pas. Si l’on reconnaît certaines personnes du casting, notamment Patrick Muldoon, qui a joué dans le pas terrible Project Viper et l’excellent Starship Troopers, ou encore Vanessa Williams, qui jouait dans Candyman, ils semblent ici bien peu concernés par les évènements.

Il faudra voir la réaction de miss Williams en découvrant un cadavre dans son laboratoire. Aucun élément ne pourra rattraper le film, s’enfonçant de plus en plus au fur et à mesure de son avancement, parvenant même à devenir dans son final une vidéo pour nous apprendre à skier. On aura tout vu. Avec ces effets ratés mais un lieu original, Tibor Takacs aurait pu sans aucun doute nous fournir une agréable série B (Z plutôt) rigolote, mais à force de tout vouloir prendre avec sérieux, ça ne fonctionne absolument pas. Les évènements se suivent rapidement, mais la réalisation ne parvient jamais à installer une ambiance ou un quelconque rythme. On notera certes quelques petits effets gore par-ci par-là, mais ça ne remontera en rien le niveau du métrage, bien au contraire, cela nous rappellera le calvaire que nous sommes en train d’endurer. Finissant comme toujours avec un happy ending, le spectateur est à la fois désespéré d’avoir perdu une heure trente de son temps, mais heureux d’y avoir survécu et de pouvoir passer à autre chose.

 

NOTE: 03/20
En bref: Une production animalière de plus, aux effets mauvais, avec tout ce que le genre demande : scientifique taré, beau gosse, lot d’araignées tueuses, effets numériques mal foutus, la cruche de service et une incompétence générale. Bravo, contrat réussi…

Publié dans Critiques

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