Critique: La Mort en Ligne 2

Publié le par Rick Jacquet

LA MORT EN LIGNE 2

La mort en ligne 2
Titre original: Chakushin Ari 2
2005 - Japon
Pas encore de sortie française prévue
Genre: Fantômes
Réalisation: Rempei Tsukamoto 
Musique: Koji Endo
Scénario: Miwako Daira
Avec Mimura, Yu Yoshikawa, Asaka Seto, Renji Ishibashi


La malédiction par téléphone portable revient. Mais cette fois ci, ce n'est pas un bonbon que l'on retrouve dans la bouche des victimes, mais du charbon dans leur estomac. L'origine du problème viendrait cette fois de Taiwan.

Alors que le premier opus arrivait en France en 2005, le deuxième opus sortait au Japon. Takashi Miike cède sa place à un autre réalisateur, Rempei Tsukamoto. Le premier, sans être d'une originalité débordante, était un honnête film de fantôme, flippant, avec quelques scènes anthologiques. Et on peut dire que cette suite suit le même trajet, en quelque sorte. Rien d'original dans le métrage, mais plus les scènes anthologiques non plus. Commençant plutôt bien, dans la droite lignée du premier film, avec quelques meurtres violents et toujours la fameuse sonnerie, le film suit par la suite un parcours différent. On regrettera que si les deux premières morts sont violentes, la seconde est pratiquement un copié collé de la meilleure séquence du premier film  dans son déroulement, mais heureusement, pas dans ses aboutissements. Si le manque d’originalité du premier était oubliée grâce a de superbes moments, ici, rien ne nous sort, ou nous sauve du sommeil.

Rapidement, les personnages partent du Japon pour Taiwan d'où semble venir la malédiction. Oui, ce n'est plus le même fantôme que dans le premier film, même si un retournement de situation en fin de métrage essaye de revenir sur la fin du premier film, en vain. En effet, la plupart des rebondissements du film ne fonctionnent pas, et on crie même au scandale dans certaines séquences. Même si le film se déroule ensuite à Taiwan, il suit la même structure narrative que le premier opus. La troisième victime, qui sera l'héroïne, reçoit l'appel maudit, cette fois ci par une vidéo (étrange, comme dans le premier). La visite de l'hôpital désaffecté du premier opus se change ici par, attention les yeux, la visite d'une mine désaffectée. Oui, le scénario se fout un peu de nous, et copie encore plus à droite et à gauche, piochant dans Ring, le premier La mort en ligne, et même Dark Water et The eye. On sera même très surprit de voir lors d'une séquence un des personnages entrer dans une maison et trouver dans une pièce une espèce de puit. Comme si les emprunts du film n'étaient déjà pas assez évidents. Au choix, on pourra en rire, ou s’endormir. Mais en aucun cas crier au génie ou obtenir de la satisfaction de telle ou telle scène. Le fait de délocaliser était une bonne idée, mais le faire en continuant à se calquer sur quelque chose  de déjà vu ne mène à rien. Pourquoi changer une recette qui marche après tout. Sauf que là, le spectateur a comprit et commence vraiment à saturer.

Le réalisateur tente d’insuffler un brin de nouveauté lors de son final. En vain, car on a du mal à accrocher tellement ce qui précède ne captive pas l’attention. Pourtant, l’idée aurait pu être sympathique et bien exploitée, mais elle tombe un peu à plat, et au final, elle fait même un peu tache. Bon, il y a quand même quelques qualités, comme quelques bonnes séquences, et quelques moments où l'on flippe vraiment, mais pourtant, cela reste à un niveau bien bas, inférieur a ce que l’on a déjà pu voir auparavant. Revoir le même film, ça ne marche pas, avec ses retournements de situations ne fonctionnant pas non plus. On sera tout de même content (un bref moment) de retrouver l'inspecteur de police du premier opus, qui joue dans beaucoup de films de Takashi Miike, dont le premier Dead or alive et Audition. Bien maigre pour se consoler d’avoir perdu 1h45 de notre temps.


NOTE: 04/20
En bref: Déception, déception. La mort en ligne 2 est une suite banale et bâclée, ne faisant pas honneur à l'original. Mais c'est tout de même mieux que le futur remake Américain du premier opus, assurément. Reste le troisième opus, qui relève la barre.

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