Critique: La Mutante 4

Publié le par Rick Jacquet

LA MUTANTE 4

La mutante 4 
Titre original : Species - The awakening
2007 - Etats-Unis
Genre : Science fiction
Réalisation: Nick Lyon
Musique: Paul Cristo et Kevin Haskins
Scénario: Ben Ripley
Avec Helena Mattsson, Ben Cross, Marco Bacuzzi, Dominic Keating, Marlene Favela et Adam Wylie

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Miranda, une jeune femme, découvre qu'elle est vraiment l'hybride génétique entre l'humain et l’alien. Elle découvre que son oncle est en fait l’homme qui l’a créé. Malade, ils vont partir tout les deux au Mexique pour trouver l’ancien collègue de Tom, et trouver un remède à la maladie de Miranda.

Voilà enfin le quatrième et pour le moment dernier opus de la saga La mutante. Après les grosses déceptions que furent le second, et surtout, le troisième opus, on attendait pas vraiment grand-chose d’un nouvel épisode, surtout que le scénariste est le même que pour le troisième, et que cette nouvelle suite est une nouvelle fois faite pour le marché de la vidéo, et donc, possédant un budget assez ridicule. Mais bon, si des suites de ce genre continuent de se faire, c’est qu’il y a tout de même un public pour. Enfin, passons tout cela, et avouons-le de suite, ce quatrième opus commence de bien belle manière. Aussi surprenant cela puisse paraître, les dix premières minutes surprennent, ce qui n’était pas vraiment le point fort de la saga depuis ses débuts. Cette fois ci, nous n’avons pas droit d’emblée à une mutante, blonde, pulpeuse, en train de grandir ou de rechercher un homme, mais nous avons juste une fille simple, Miranda, belle, à forte poitrine (une des obligations de la saga) et a première vue, humaine. Elle vit avec son oncle, qui semble être un homme bien. Une histoire donc classique, mais qui a le don de se différencier de ses prédécesseurs. Un matin, un homme la retrouve dans un parc, inconsciente, et bien entendu, nue. Amenée à l’hôpital, elle va se transformer, et tuer le personnel, avant de perdre à nouveau connaissance. Tom, son oncle, va venir la récupérer et va l’emmener loin d’ici après lui avoir injecté un sérum, et va lui expliquer ce qu’elle est : une mutante, malgré elle, sans le savoir.

Nous avons donc droit à quelques meurtres bien sanglants dans l’hôpital, avant que Tom ne vienne récupérer Miranda. Ces dix premières minutes sont plutôt bien emballées, et laissent présager le meilleur pour la suite. En bref, tout ce que l’on n’attendait pas de cette suite. Mais la réalité vient rapidement nous rattraper et nous faire redescendre de notre petit nuage. Directement ensuite viendront quelques explications, assez longues, surtout que l’on connaît déjà tout cela, et nos deux personnages partent en direction du Mexique. Pourquoi pas, un changement de lieu, cela peut être sympathique, après trois épisodes situés à Los Angeles. Mais on aura droit malheureusement une nouvelle fois le droit à une histoire plate et affreusement longue, des effets spéciaux parfois limites, et à d’autres affreux (ah, ce numérique…) ainsi qu’une réalisation inexistante. C’est dommage, car le début laissait présager un spectacle d’un meilleur niveau que l’opus précédent, mais rapidement, La mutante 4 arrive au même niveau. L’intrigue avance à coup de dialogues interminables, et toute la première heure sera plutôt ennuyante, ou quelques rares pseudo-scènes d’action arriveront pour tenter de nous réveiller en vain. Et oui, car Miranda n’est pas la seule de son espèce, il y en a d’autres, et ils peuvent sauter de bâtiments en bâtiments, et leur langue atteint parfois des dimensions astronomiques. Ils sont forts ces aliens !

Pendant la première heure, ce seront eux qui nous apporteront le peu d’action et d’effets spéciaux, puisque Miranda, elle, essaye de garder son apparence humaine, de s’accepter comme elle est, et de trouver un sérum capable de la guérir. Un changement de ton classique, mais pas inintéressant face aux précédents opus, si cela avait été mis en scène avec plus de punch et de talent. Ce que le métrage ne possède absolument pas. Mais le nouveau statut, plus humain, de cette mutante permet une nouvelle approche, et une interprétation différente, ce que Helena Mattsson parvient tout de même à nous fournir (et oui, le film a un autre bon point, excepté ces dix premières minutes). Mais la dernière partie du métrage, pour ne pas déstabiliser le spectateur, décide de revenir à la bonne vieille histoire de la mutante cherchant à s’accoupler avec des hommes (comme dans les trois premiers, quelle originalité) et affrontant d’autres mutants (comme dans le 2 et 3, quelle originalité, encore). Cependant, le réalisateur ne parvient toujours pas à marquer les esprits, la faute à des effets bien trop voyants, et surtout, des éclairages parfois limites, rendant certaines actions lors des combats totalement illisibles, permettant d’achever le spectateur sur cette note, et de prier pour qu’on n’essaye pas de nous vendre un jour La mutante 5. La Mutante 4 est à l’image de la saga : peu inventif, répétitif, et surtout à l’image du précédent opus : moins de sexe, moins de gore, moins de moyens, plus de dialogues, pour rien du tout finalement.

 

NOTE: 04/20
En bref: Après un début prometteur, cette nouvelle suite se situe au niveau du précédent, bien mauvais, toujours aussi peu de sexe et de sang, et beaucoup de dialogues. L’histoire tente quelque chose de nouveau au départ, et se plante, avant de reprendre l’histoire classique, pour se planter également.

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