Critique: Leprechaun 2

Publié le par Rick Jacquet

LEPRECHAUN 2

Leprechaun2
1994 - Etats Unis 
Genre: Démons 
Réalisation: Rodman Flender 
Musique: Jonathan Elias 
Scénario: Turi Meyer et Al Septien 
Avec Warwick Davis, Charlie Heath et Shevonne Durkin


Le Leprechaun souhaite prendre pour épouse une jeune fille, mais celle dernière est sauvée par sa mère. 1000 ans plus tard, le lutin maléfique est de retour, bien décidé à mettre la main sur la descendante de la famille...

Première suite, et déjà baisse de qualité. Pas que le premier était un chef d’oeuvre, loin de là, mais cet épisode ne sera que le début d’une lente descente dans la nullité absolue. Le peu de qualités du premier épisode se retrouvent encore là, et tous ces défauts aussi, et même plus. Le premier épisode apportait un concept sous exploité, qui pouvait donner une bonne série B, mais qui faute à beaucoup de choses, ratait tout. Le second reste dans la même veine, voulant un peu trop rester dans le tout public. Et pourtant, les bonnes idées ne manquaient pas à la base. Nous suivons cette fois ci une bande d’arnaqueurs : un brave garçon, une très jolie fille blonde, et l’oncle du gars. Seulement, depuis 1000 ans, il est prévu que le Leprechaun doit l’épouser. Pourquoi pas. Donc, dés le début, si on retrouve le personnage du farfadet, tout le reste du premier opus est mit à la benne. Le trèfle à quatre feuilles pour lutter contre, c’est finit, ici, le farfadet n’est effrayé que par du métal, comme celui d’un coffre fort. Yeee haaaa. Bon ok, bien ridicule. Mais dés l’apparition du Leprechaun, on est un brin content du peu d’effets sanglants que le film nous propose.

Non pas que le film, contrairement au premier opus, se lâche, loin de là. Car non, le film restera encore en un sens tout public. Mais les idées de tortures ou de mises à mort sont bien plus ingénieuses que dans le premier opus. Dent en or arrachée, doigt arraché également, ou encore tête déchiquetée dans un ventilateur lors d’une illusion du Leprechaun, faisant croire à un jeune homme qu’il est en face de l’héroïne et qu’il pourra enfin assouvir ses désirs sur elle. Bien trouvé, bien que peu sanglant. Ce début s’avère donc plaisant, malgré le personnage de l’oncle alcoolique aux idées farfelues (faire boire le Leprechaun pour le duper) qui devient vite très énervant. Finalement, on est content du sort que lui réserve le film, bien qu’encore une fois, filmée de manière bien trop gentille. Si la première partie nous présente encore les personnages et l’histoire du Leprechaun voulant épouser la femme qui lui est destinée, la seconde partie mélangera ce thème avec le même thème que le premier opus : une pièce d’or lui a été volée, et il veut la récupérer a tout prix. Classique, mais permettant à l’action de bouger un peu plus, malgré de nombreux choix discutables.

L’idée même de faire du possesseur de sa pièce d’or un être que le Leprechaun ne peut pas tuer ne fonctionne pas. Une liberté prise par rapport au premier opus, mais cette partie du film reste néanmoins agréable, on sent que le réalisateur est plus intéressé par ça. Seulement le film est gâché par une dernière partie très décevante se déroulant dans l’antre du Leprechaun, où les personnages principaux joueront à cache cache pour sortir de là, et le farfadet faisant tout, usant de tous ces tours pour récupérer sa pièce. Pas convainquant pour un sou. Mais c’est malheureusement sur cette note que le film va s’achever, alors que le début laisser présager bien mieux. Dommage, ce second épisode avait encore plus de manière de devenir bien sympathique, mais il ne sera que le second épisode d’une mauvaise franchise.

 

NOTE: 07/20
En bref: ça reste sympathique et regardable, mais ça reste un bon gros gâchis tout de même, surtout que l’on a beaucoup mieux dans le même domaine.

Publié dans Critiques

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