Critique: Leprechaun 3

Publié le par Rick Jacquet

LEPRECHAUN 3

Leprechaun 3
1995 - Etats Unis
Genre: Démons
Réalisation: Brian Trenchard-Smith
Musique: Dennis Michael Tenney
Scénario: David DuBos
Avec Warwick Davis, John Gatis, Lee Armstrong, John DeMita et Michael Callan


C'est une nuit classique à Las Vegas, jusqu'à ce qu'un vieil homme vendent une statue du Leprechaun protégée par un médaillon. Une fois retiré, le Leprechaun reviendra à la vie et partira à la recherche de son or en accomplissant d'horribles méfaits.

Troisième épisode de cette trop longue série, Leprechaun 3, à Las Vegas, continue la lente descente de la saga dans les entrailles du Z et de l’oubli. Après la petite ville de campagne, et la petite ville banale du 2, voici notre farfadet à Las Vegas, avant qu’il ne voyage dans l’épisode suivant dans l’espace. Pourquoi pas. Le film commence très rapidement, un homme entre dans un magasin de vente et de prêt d’argent, et revend une statue du Leprechaun, avec un super médaillon autour du cou, pour seulement 20 dollars. L’insouciant. Bien évidemment, le vendeur se fera un plaisir de retirer le médaillon, ce qui va réveiller le monstre, qui commencera fort en lui mangeant une oreille et un orteil, et bien entendu… en lui nettoyant ses chaussures ! Oh surprise, le Leprechaun n’a plus peur des trèfles à quatre feuilles comme dans le premier opus, qui semble bien loin, mais juste… du médaillon. Il se fera « enfermé » dans le magasin, et comptera son or, comme d’habitude. Si bien que dans cette première partie, l’originalité n’est pas vraiment de mise, on n’a plus l’impression d’assister à un remake du premier. Il lui manque une pièce d’or, et il fera tout pour la récupérer, en tuant, et en s’amusant. Parallèlement, nous faisons la connaissance des deux personnages principaux. Une jeune blonde potiche en panne, et un jeune homme séduisant se proposant gentiment de l’accompagner à son lieu de travail : un casino.

Ces passages nous montrent bel et bien l’enfer du monde des casinos, les trucs, et ce que le personnel qualifie de « malchance ». Bande d’arnaqueurs ! Mais le Leprechaun dans tout ça ? Oui, c’est pas tout, mais les personnages principaux, on s’en fou un peu pour le moment. Et bien, le Leprechaun passera bien une demi heure à jouer avec le voleur de sa pièce d’or avant de le tuer, sans récupérer son gain. C’est alors que les personnages principaux vont rencontrer le farfadet et que le concept même de Las Vegas sera utilisé. La ville du jeu, de l’argent, et des vœux de bonheurs. Car jeune héro niais finira par perdre tout son argent, malgré les conseils de jeune femme potiche. 23 000 dollars, c’est une somme tout de même ! Voilà qui démotiverais beaucoup de gens et les forceraient à quitter rapidement cette ville pourrie par le jeu et les escroqueries. Mais jeune homme niais préférera mettre en gage sa montre pour continuer à jouer. Ne cherchez pas la logique, pourtant, le sujet est mieux traité que dans l’épisode suivant, défiant toute logique ! Jeune homme niais découvrira dans la boutique le cadavre du vendeur, et appelle la police. Sage décision petit. Mais il trouve également autre chose : la fameuse pièce d’or qui fait tant saliver Leprechaun. Et son vœu va être exaucé. De retour au casino, la chance lui sourit, et homme niais gagnera une petite somme de 100 000 dollars. Sa chance unique, grâce à la pièce d’or, va intéresser un peu tout le personnel, qui passera son temps à se la voler les uns autres aux autres, que ce soit un magicien nul, une assistante, le gérant du casino. Leurs vœux les plus chers s’exauceront, et on ne coupera pas au fameux vœu d’avoir une femme !

Et c’est enfin à partir de là que le film devient intéressant, le Leprechaun arrivant au casino, en ayant sympathisé au passage avec un sosie d’Elvis Presley, pour récupérer son bien en punissant tout ceux ayant fait un vœu, en détournant ceux-ci. Le film va alors partir dans le délire total assumé, et c’est à double tranchant. Autant cela fonctionne par moment, autant cela tombe à plat, dans la plupart des cas. Voir jeune homme niais se faire mordre par le Leprechaun et commencer à se transformer petit à petit en lutin également est une bonne idée à la base, pouvant promettre de bons passages, mais sa transformation passera par des stades pour le moins étrange, comme la consommation de pommes de terres… Pourquoi pas… La nouvelle façon de détruire le Leprechaun, changeant à chaque épisode, est bien classique, et continue d’enfoncer le film dans le délire et la facilité assumée, même si on est encore loin de l’épisode 4 et de ses décors spatiaux fait pour 2 euros. A côté de ça, un rythme parfois assez mou, de l’humour au raz des pâquerettes, quelques bonnes idées de meurtres, et comme d’habitude dans la série, peu de gore. Evidemment, il ne faut pas trop choquer pour pouvoir ramener le plus large public possible dans les salles, qui pourra rire (ou pas) des gags du Leprechaun. On retiendra tout de même un tour de magie assez sanglant et cruel vers la fin, où le rythme décidera enfin de bouger, enchaînant quelques meurtres et confrontations entre le Leprechaun et jeune homme niais se transformant pour sauver jeune potiche en sous vêtements.

 

NOTE: 06/20
En bref: Encore une baisse de niveau pour cette série, qui descendra dans le Z le plus profond au fur et à mesure des épisodes. Sympathique, mais bien nul.

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