Critique: Leviathan

Publié le par Rick Jacquet

LEVIATHAN

Leviathan
1989 - Etats Unis
Genre: Monstre aquatique
Réalisation: George P. Cosmatos
Musique: Jerry Goldsmith
Scénario: David Webb Peoples et Jeb Stuart
Avec Peter Weller, Richard Crenna, Amanda Pays, Daniel Stern et Ernie Hudson


Quelque part dans le futur au large de la Floride. L'Unité 7 de la TRI-OCEANIC, un complexe aux dimensions gargantuesques, abrite huit hommes et femmes... 3500 mètres sous la mer ! Vêtus de scaphandres motorisés, ces mineurs du futur arrachent à la croûte terrestre son trésor d'or et d'argent. L'un d'eux découvrira par hasard l'épave d'un navire russe, réanimant du même coup le résultat monstrueux d'une expérience génétique ratée : Une créature immonde qui refuse de mourir et qui assimile le corps et l’intelligence de ces victimes.

Encore un film de monstre aquatique en 1989. Après le très mou et chiant Abyss de James Cameron et le sympathique quoi que long à se mettre en place MAL de Sean S. Cunningham, voilà qu’arrive Leviathan.  En plus de reprendre les mêmes bases que les deux films précités, il ajoute une autre référence dans son histoire : The thing y passe aussi. De quoi ajouter une nouvelle couche de frayeurs et de paranoïa au sein du complexe de forage ! Rien de bien neuf, mais sans doute quelques frayeurs en perspective. On retrouve à la réalisation George P. Cosmatos, déjà réalisateur de Rambo 2 (pas une référence ceci dit), et quelques bonnes gueules de la série B au premier plan. Peter Weller, notre Robocop, tient ici le rôle principal, tandis qu’on retrouve à ses côtés Daniel Stern (CHUD, Maman j’ai raté l’avion) et Richard Crenna (les Rambo, encore). Côté musique, le réalisateur reprend Jerry Goldsmith avec qui il avait travaillé sur Rambo 2, et qui s’avère être une valeur sure. Il signera d’ailleurs un magnifique score pour le film. Le film entre de bonnes mains, on peut commencer la vision avec optimisme, sans en attendre trop. Il ne faudra pas d’ailleurs en attendre trop, car Leviathan fonctionne bien, mais au même titre que MAL, possède un rythme plutôt lent. Nous rencontrons nos personnages en plein travail, sous la mer, en train d’extraire des substances de la roche. Il ne leur reste que trois jours à passer sous l’eau, et comme dans MAL, la tension commence à se faire sentir parmi eux. On retrouve le même genre de personnages, avec le gars balançant les vannes, le chieur, le chef un peu incompétent, le docteur. Rien de neuf.

Comme dans MAL (la comparaison est inévitable), un élément déclencheur va tout chambouler et réveiller la bestiole que l’on attend. Ici, la bestiole en question n’est pas d’ordre « évolution naturelle », mais est plutôt une aberration génétique. Notre équipe trouvera une épave russe, le « Leviathan ». Et oui, le Leviathan est le nom d’un navire russe, et non pas de la mythique bestiole. Quoi qu’il en soit, ils exploreront le vaisseau et ramèneront quelques souvenirs avec eux. Le drame finira par arriver, de manière plutôt inhabituelle, surprenante, et risible. La contamination au sein de l’équipe va commencer avec… une bouteille de Vodka. C’est cette substance qui va mettre la vie de tous en péril. Le personnage de Sixpack (Daniel Stern, sympathique en enfoiré blagueur) sera le premier à en faire les frais. Les premiers symptômes de la contamination seront une dégénérescence de la peau, une mutation, comme s’il se transformait en poisson, avant de mourir. Il ne sera malheureusement pas le seul à être infecté, et une fois la contamination commencée, la bête commencera à faire son apparition, à être très vorace, et surtout à grossir. Le film se permettra quelques plans gentiment sanglants, bienvenus, mais la bête mettra du temps à apparaître dans son intégralité (comme dans MAL, encore une fois). Néanmoins, dans ce que la chose fait de ses victimes, il y a un petit quelque chose de dérangeant rendant le film hautement sympathique, bien que l’idée provienne directement de The thing. La bête va assimiler ses victimes et leurs intelligences, et cela va lui permettre de savoir quoi faire pour attirer ses victimes facilement où elle le souhaite. Bien que peu original, cela nous change des films de monstres aquatiques plus classiques. Le film parviendra à nous faire sursauter plusieurs fois, et c’est un bon point également. Et comme dans toute série B qui se respecte, le nombre de survivants va diminuer bien vite, et on se doute immédiatement de qui va survivre ou pas.

Le film ajoute tout de même des moments d’humour au métrage, comme pour adoucir le ton, et si cela est parfois maladroit, on parvient tout de même à décrocher quelques sourires (notamment dans la scène finale). La bête en elle-même, dans sa totalité, n’apparaîtra véritablement que dans le final, et c’est une réussite, un vrai mélange entre Alien et The thing. Les cadrages et le montage nous y font croire, même si on peut deviner à l’avance ce qu’il va se passer, comme dans tous les films du genre. A ce titre, la grosse surprise finale (la même que dans MAL, c’est dire la surprise, surtout qu’on s’y attend dans les deux cas) n’en est pas une, puisque cela devient quasiment une sorte d’obligation dans ce genre de film. L’ultime sursaut en quelque sorte. Mais malgré son scénario faiblard, Leviathan nous fait passer un très bon moment, pas prise de tête, sympathique, avec une vraie ambiance et quelques personnages attachants (d’autres énervants).


NOTE: 14/20
En bref: Rien de neuf encore, le film mixe Alien et The thing et possède quasiment la même structure que MAL, mais c’est très sympathique, la bête bien faite, et ça se laisse suivre. La musique de Jerry Goldsmith créé une ambiance excellente.

Publié dans Critiques

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