Critique: Maid-Droid VS Hostroids

Publié le par Rick Jacquet

MAID-DROID VS HOSTROIDS

Maid-Droid VS Hostroids
Titre original: Saigo no rabudôru: watashi, otona no omocha tomemashita
2010 - Japon
Genre: Erotique
Réalisation: Naoyuki Tomomatsu
Musique: -
Scénario: Naoyuki Tomomatsu et Jîro Ishikawa
Avec Akiho Yoshizawa, Shijimi, Asami, Miho Wakabayashi et Daisuke Haraguchi


Shotaro Akiba est étudiant à l’université, il n’est pas populaire, pas style, pas cool. Un jour, il reçoit un paquet du professeur Koenji, qui est mort mystérieusement. Dans ce paquet, il y a un droïde de taille et d’apparence humaine, Maria, qui ressemble à la fille dont Shotaro rêve. Mais pendant ce temps, des Hostroids s’envoient en l’air avec toutes les femmes sur le campus, manipulés par le professeur Uekusa. Koenji avait été à la fabrication des Hostroids, mais quitta le projet et développa Maria, capable d’aimer les humains de son plein grè plutôt que poussée par une insatiable envie de sexe.

Le premier Maid Droid avait été un petit succès au Japon à sa sortie, remportant plusieurs prix. Le réalisateur, Naoyuki Tomomatsu, avait fait un travail il faut avouer plutôt correct, avec un scénario intéressant, de l’érotisme parfait discret mais bien amené, et un bon fond. Même si parfois le film en voulant raconter deux histoires en faisait trop. Akiho Yoshizawa dans le rôle (actrice AV – Adult Video) y était juste, jolie, et coquine (normal dans un film érotique). Face à ce succès, une fausse suite débarque pile un an après. On y retrouve Tomomatsu à la réalisation et comme co-scénariste, Yoshizawa bien entendu dans le rôle de l’androïde Maria et c’est à peut près tout. Le reste, c’est que de neuf. Nouvelle histoire, nouveaux personnages, nouveaux acteurs, nouveau ton également. En fait, ce second opus est presque l’opposé de ce qu’était le premier. L’original nous présentait les personnages et prenant son temps avant d’amener une scène gentiment érotique. Ici, en quinze minutes, le film enchaîne les scènes érotiques à la vitesse de l’éclair. Au moins trois scènes. Et pas des plus passionnantes, car répétitives. A chaque fois, on verra un Hostroid abuser d’une jeune femme. On se dit que l’histoire va décoller et s’avérer intéressante dés que celle-ci se focalisera sur Maria, à la manière du premier opus. Mais même pas. Dans la première demi-heure, nous suivons donc en parallèle les agissements sexuels des Hostroids, tous identiques (entendez par là le même acteur) d’un côté, et Shotaro de l’autre, jeune étudiant pas super beau fantasmant sur une fille de l’université, par ailleurs jouée par Asami, que l’on voit de plus en plus dans les films pinku (Sukeban Boy, Sukeban Hunters, Escape Captivity) ou les films gores et déviants (The Machine Girl, Tamami, RoboGeisha, Mutant Girls Squad, Gothic and Lolita Psycho et le futur HellDriver de Nishimura). Son rôle est malheureusement un peu minimaliste ici, mais ça fait toujours plaisir de voir sa petite tête. Shotaro va rapidement recevoir le droïde Maria, mais l’intrigue ne va jamais vraiment décoller. Intrigue qui, se traînant un peu en longueur, peut se résumer à : Maria doit s’envoyer en l’air pour pouvoir vaincre les Hostroids. L’intrigue n’est pas passionnante, les personnages pas vraiment attachants, les scènes d’action, parce que oui, il y en a, sont d’un niveau bien bas. A première vue, pas grand-chose à sauver de ce film donc.

Si le charme de Akiho Yoshizawa, qu’on est plus habitué à voir totalement nue qu’en tenue de soubrette fonctionne toujours, son personnage ne fonctionne plus du tout, contrairement à l’original, où elle incarnait un mélange de niaiserie et de maladresse qui la rendait craquante. On retrouve ces traits ici, mais tout semble forcé, artificiel. Et pourtant, grâce à un élément qu’on ne pourra pas vraiment définir comme étant une qualité, Maid-Droid VS Hostroids en devient regardable et pourrait même s’apparenter à un plaisir coupable. En effet, le film est parsemé d’idées folles complètement débiles et assumées si bien qu’on continue de regarder en attendant le prochain délire avec impatience, en s’ennuyant un peu entre les deux. Dés le début, le ton est donné, retirage de tampons pour pouvoir s’envoyer en l’air, activation de robots en touchant les zones sensibles, effets spéciaux à côté de la plaque, effets totalement kitch, les accélérés débiles lors de scènes un peu chaudes avec en prime bruitages surréalistes. Des idées comme ça, le film en regorge. On pourra également voir au détour d’une scène hilarante notre Maria chanter une berceuse à Shotaro avant qu’il ne s’endorme. Les scènes d’action, aussi mauvaises soient-elle, contiennent elles aussi leur moment de folie, avec accélérés, ralentis, la prise du chat (et bruitage du chat), sourire freedent qui lance des éclairs. Tout ça pour arriver à un final expéditif, horrible visuellement et à la morale douteuse. Heureusement que l’ensemble ne dure qu’une heure, sinon l’abus de ce genre de produits sur une trop longue durée pourrait être dangereux pour la santé. Vraiment mauvais, mais oh combien rigolo.


+
-

Akiho Yoshizawa

Des idées totalement folles sortant d'on ne sait où

On se marre bien quand même

C'est quand même mauvais

On s'ennuie entre deux délires

Des personnages moins intéressants que l'original

Un début répétitif

 

NOTE: 07/20
En bref: Une fausse suite ne reprenant que Maria, plus de sexe, plus d’action, plus d’humour. Mais le sexe est répétitif, l’action mauvaise, le scénario inintéressant et les personnages peu charismatique. Seules les nombreuses idées folles sortant du lot et Akiho Yoshizawa s’en tirent bien.

Publié dans Critiques

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