Critique: Massacre à la Tronçonneuse

Publié le par Rick Jacquet

MASSACRE A LA TRONCONNEUSE

Massacre à la tronçonneuse
Titre original : Texas Chain Saw Massacre 
1974 - Etats Unis 
Sortie française le 5 Mai 1982 
Budget: 83 532 $ 
Genre: Tueur en série 
Réalisation: Tobe Hooper 
Musique: Wayne Bell et Tobe Hooper 
Scénario: Kim Henkel et Tobe Hooper 
Avec Marilyn Burns, Allen Danziger, Paul A. Partain, William Vail et Edwin Neal


Jeunes et insouciants, cinq amis traversent le Texas à bord d'un minibus. Ils s'aperçoivent bien vite qu'ils sont entrés dans un territoire étrange et malsain, à l'image du personnage qu'ils ont pris en stop, un être vicieux en proie à des obsessions morbides. Ce dernier ne tarde pas à se faire menaçant. Mais les cinq amis parviennent à s'en débarrasser. Peu de temps après, une panne d'essence contraint le groupe à s'arrêter à une station-service. Non loin de là, une maison isolée attire leur attention. Deux d'entre eux décident de s'y aventurer, mais lorsqu'ils tentent de pénétrer à l'intérieur, un boucher masqué surgit et massacre les deux adolescents avec une tronçonneuse. Un de leur camarade, parti à leur recherche, subit le même sort. Il ne reste alors plus que deux survivants, et la nuit commence à tomber...

Tobe Hooper. Un grand nom, connu de tous, mais pourtant, en s’attardant sur sa filmographie, on trouve véritablement de tout. Un chef d’œuvre, quelques bons films, et un gros paquet de navets. Massacre à la tronçonneuse, second film du metteur en scéne, mais premier réellement connut, est dans le fond comme dans la forme un authentique chef d’œuvre du septième art, et en voyant le reste de la filmographie de Tobe Hooper (à quelques exceptions près), on se dit que ce film est une erreur de parcours, mais dans le bon sens pour une fois. Le film commence donc, on nous annonce qu’il est tiré d’une histoire vraie. L’histoire vraie d’Ed Gein. Pour coler à sa source d’inspiration, Hooper va opter pour une réalisation très documentaire, des plus surprenantes. Le scénario suivra la même direction, donnant un cachet d’authenticité de plus au métrage.

Nous suivons un groupe de cinq personnes, qui vont périr les unes après les autres dans un carnage d’une rare violence. Et pourtant, malgré tout ce qu’on peut attendre ou prévoir du métrage, le film réussit une chose exceptionnelle : nous mettre mal à l’aise en ne nous montrant rien des meurtres. Le film mettra uniquement l’accent sur l’ambiance totalement glauque, malsaine, et la folie des personnages. L’expérience est parfaitement réussie et traumatisante à souhait. Hooper ira jusqu’au bout en travaillant lui-même la bande son du film. Ici, point de musique à proprement parler, juste des bruitages et autres effets sonores, grincements, bruits d’appareils photos, tout pour continuer à donner un grain particulier au film, documentaire. L’ambiance est malsaine, dérangeante, mais cela n’aurait pas pu fonctionner, sans une interprétation convaincante.

Pour le rôle de Sally, Hooper choisira l’actrice Marilyn Burns. Si le talent du réalisateur brille durant tout le métrage dans les différents domaines, la dernière partie est possible grâce à Marilyn Burns, qui n’aura malheureusement pas tournée des masses durant sa carrière. Le final du film, notamment la scène du repas, archi traumatisante et connue de tous, ne fonctionne que grâce à la bande son, au cadrage, et l’interprétation sans faille de Burns. Ses cris d’hystérie, proche de la folie humaine la plus totale, amplifie le récit et la scène jusqu’à ce que le spectateur atteindre un niveau de vision proche du sort de l’héroïne. En tournant son film de manière documentaire, Hooper rapproche le spectateur des personnages, et réalise un chef d’œuvre unique, son aucun doute son meilleur film.


NOTE: 19/20
En bref: Hooper réalise son meilleur film, un chef d’œuvre unique en son genre, qui a marqué toute une génération par son ambiance malsaine.

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