Critique: Mortal Kombat 2 Destruction Finale

Publié le par Rick Jacquet

MORTAL KOMBAT 2: DESTRUCTION FINALE

Mortal Kombat 2: Destruction finale
Titre original : Mortal Kombat 2: Annihilation
1997 - Etats Unis
Sortie française le 4 février 1998
Budget: 30 millions $
Genre: Adaptation - Action
Réalisation: John R. Leonetti
Musique: George S. Clinton
Scénario: Brent Friedman et Bryce Zabel
Avec Robin Shou, James Remar, Talisa Soto, Sandra Hess, Brian Thompson et Lynn Red Williams


À peine revenus sur la Terre, victorieux du Mortal Kombat, les guerriers humains réunis par Rayden, le dieu du tonnerre et des éclairs, déchantent. Le ciel se déchire, et de sombres créatures en descendent. À leur tête, l'empereur d'Outre-monde, Shao-Kahn lui-même...

Le combat continue… Mortal Kombat avait bien marché au box office, et s’avèrait être l’adaptation d’un jeu vidéo la moins nulle (ou la plus réussie). Souffrant de nombreux défauts, le film était malgré tout fun et on passait un bon moment, jusqu’à l’arrivée de cette suite. Dans Mortal Kombat 2, tout est revu à la baisse, excepté les mauvais points, et, paradoxalement vu le résultat à l'image, le budget. Les effets spéciaux sont catastrophiques, les combats quelconques, les idées ridicules, la plupart des acteurs du premier opus ont foutus le camp, de même pour Paul Anderson, le réalisateur, laissant sa place à John R. Leonetti, monteur du premier film. Et finalement, même la suite de la carrière de Paul Anderson nous a montré le pire, on peut dire que l’on perd énormément au change. Dés l’introduction, le ton est donné. Christophe Lambert ne joue plus Rayden et est remplacé par un autre acteur jouant sans conviction, Sonya Blade n’est plus jouée par la même actrice également, Johnny Cage meurt dès les premiers instants et tout bêtement (alors qu’il avait quand même battu Goro et Scorpion dans le premier film). La princesse Kitana, quand à elle, est toujours jouée par Talisa Soto mais se fait capturer par les forces du mal dix minutes après le début du métrage. Seul Robin Shou rempile dans le rôle de Liu Kang et aux chorégraphies. Il fera d’ailleurs une courte apparition dans le futur DOA produit par Paul Anderson. Mais même lui ne semble pas du tout convaincu par cette nouvelle expérience, si bien qu’il donne le minimum et que cela se ressent lors des combats. Passé l’arrivée de l’empereur sur Terre, les personnages n’ont que six jours pour empêcher la destruction de la terre. On se dit que l’on va sans doute assister à une course contre la montre explosive et jouissive comme le premier film, mais alors pas du tout. L’arrivée de l’armée des ténèbres à peine deux minutes après le début nous en met déjà plein la vue à renfort d’effets numériques des plus pitoyables et de couleurs criardes et psychédéliques sorties d’on ne sait ou. Le carnage peut commencer.

Rayden doit toujours guider les différents personnages, et pour coller encore plus au jeu vidéo que le premier opus, les scénaristes ont eu la bonne idée de rajouter pleins d’éléments (et sans doute histoire de ne pas faire un simple copié collé, ce qui aurait finalement été sans doute mieux). On retrouvera donc une multitude d’autres personnages tirés du jeu vidéo, comme Sheeva (Goro au féminin, très peu utilisée), Smoke, Jax (avec ces deux bras en métal), mais ce n’est pas tout, puisque le film va sortir la plus mauvais idée qui soit du jeu vidéo, le fait que certains personnages peuvent se changer en animaux. Le ridicule n’aura jamais été aussi proche, et c’est totalement ahuri que l’on assiste à un bien triste spectacle, toujours pas aidé par la qualité des effets visuels, à gerber. Comme dit plus haut, la qualité des combats n’est plus la même que dans le premier opus également, ceux ci s’enchaînement encore plus rapidement, mais se ressemblent, sont vites expédiés, et la plupart du temps, aucun plan, aucun coup ne retiendra notre attention plus que les autres. Pour se rendre plus intéressant, le scénario ajoute à tout cela une histoire de trahison, une histoire d’amour, et un drame familial. Que d’émotions en perspective ! Mais ce n’est rien à côté de ce qui nous attend, puisque Liu Kang va avouer à une jeune combattante que son cœur est déjà prit, Rayden va devoir choisir entre aider les humains et perdre son immortalité ou suivre son chemin, j’en passe et des meilleurs. Le scénario fera même revenir Scorpion et ajoutera un frère à Sub-Zero afin que celui ci puisse jouer de la glace. Pour tous les personnages, de nouveaux coups viendront faire leur apparition, provenant la plupart du temps du jeu de base. Mais ce n’est pas tout, puisque si le premier opus pouvait aussi compter sur quelques beaux décors, ici, c’est tout le contraire, l’ensemble est d’une laideur exceptionnelle dans son domaine. Donc si vous avez bien suivis, le scénario est ridicule, les combats très très loin d’être exceptionnels, les acteurs mauvais, les effets spéciaux ne méritent même plus qu’on s’attarde dessus (le budget est pourtant de 30 millions de dollars!). Que reste-t-il alors ? Con bête et méchant, les producteurs n’ont pas compris que dans le cas de Mortal Kombat, ce qui fonctionnait et était jouissif dans le jeu tombe totalement à l’eau ici. Mais peu importe, puisque tout le monde semble fournir le strict minimum, jusqu’au réalisateur, pour lequel il s’agît de son premier métrage dans sa très longue carrière ne comptant que deux films (l’autre étant L’effet papillon 2, quelle carrière !). Ici, l’ensemble est filmé avec les pieds, tout s’enchaîne, tout se ressemble, chaque scène semble vouloir pousser le niveau de la stupidité un peu plus loin, et malheureusement, y parvient sans cesse avec génie (pas dans le bon sens du  terme). Le pire, c’est que ce Mortal Kombat : Destruction Finale ennuie continuellement, et qu’une série verra le jour ensuite. Un tel carnage était à prévoir avec un premier opus tout juste honnête et un matériel de base si maigre.


NOTE: 01/20
En bref: C’est le film qu’il faudrait être sur de détruire finalement. Ce second opus n’a rien pour lui, entre ses acteurs mauvais, ses effets spéciaux à gerber, son rythme chiant, ses combats répétitifs et peu exceptionnels. Un film déconseillé.

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