Critique: Nikos the Impaler

Publié le par Rick Jacquet

NIKOS THE IMPALER

Nikos the impaler
2003 - Etats Unis
Budget: 65 000 $
Genre: Gore
Réalisation: Andreas Schnaas
Musique: Marc Trinkhaus et Function zero
Scénario: Ted Geoghegan
Avec Lloyd Kaufman, Debbie Rochon, Joseph Zaso, Felissa Rose et Patrick S. Tierney


Il y a très longtemps, en Roumanie, Nikos est un barbare qui a tué plein de monde. Il a finalement été tué mais a juré de revenir se venger. A New York, de nos jours, le voilà de retour dans un musée, puis un peu partout dans la ville pour le grand carnage.

Le film commence tout d'abord par un passage en Roumanie des années 1000 et quelques. Vieux filtre posé sur l’image pour donner une super impression que ça se passe il y a très longtemps… ce n’est vraiment pas gagné, mais poursuivons. Ce petit prologue, dispensable à l’histoire, met directement dans le bain. Nikos, au visage affreux, est tué, éventré, et se mange lui-même les intestins en promettant de revenir se venger. Classique, mais finalement efficace. La trame du film peut donc continuer de nos jours. Et là, le spectateur amateur de gore et de folie sera quelque peu déçu. Le film enchaîne sur facile une vingtaine de minutes de dialogues explicatifs chiants. Pour couronner le tout, ces passages sont filmés de manière bien plate, et les acteurs devaient sans doute attendre la fin du tournage pour avoir leur paye. Enfin, comme tout film de ce genre, la plupart des acteurs sont amateurs, les clichés du genre sont là, et on attend surtout de voir le gore débarquer pour juger de la qualité du dit film. Il faudra donc attendre une petite demi-heure pour que Nikos revienne à la vie, de nos jours, dans une scène sans doute en hommage à Hellraiser, du sang coulant sur mon casque le ramenant à la vie. Le carnage peut enfin commencer, et se déroulera en deux parties bien distinctes, très différentes.

La resurrection de Nikos montre direct le ton. A peine revenu, le bougre commence déjà à faire fonctionner son épée préférée et commence son carnage. La quasi intégralité du casting sera rapidement liquidé dans un huit clos à l’intérieur du musée. Les scènes de meurtres se suivront, sur de la musique bien bourrine, les uns après les autres, entrecoupés de scènes où les divers survivants tournent en rond dans le musée, racontent la même chose, crient, courent. Le film d’horreur classique, bien gore. Seulement, les meurtres, au bout d’un moment, finissent par s’enchaîner et se ressembler, à l’exception de quelques uns (meurtres à l’appareil photo numérique, bras arrachés). Nikos a une épée, et il aime s’en servir. On avait remarqué. Décapitation, coupage de bras, corps transpercés, le tout est répétitif, mais se regarde tout de même avec plaisir. Un slasher revisité par Andras Schnaas en quelque sorte, et malgré de nombreux défauts apparents, il élève son film sans difficultés au dessus de nombreux Halloween et Vendredi 13.

Fort heureusement, après la partie de cache-cache dans le musée, les quelques survivants, en petit nombre (4 devant la sortie du musée, mais plus que 2 une fois dehors, quel rapide ce Nikos) parviennent à s’échapper, avec Nikos toujours derrière eux. Nous entrons alors dans la seconde partie du métrage, la dernière, et sans aucun doute la plus jouissive et réussie. Si jusque là, le réalisateur, pour la première fois en Amérique plutôt qu’en Allemagne, restait très calme et ne s’éloignait pas des stéréotypes du genre et du cahier de charge, il se permet un peu tout et n’importe quoi ici. Finit le petit slasher en huit clos. Nikos va errer dans les rues de la grosse pomme, à New York. Et rassurez vous, cela va rendre bien mieux que le chapitre 8 de Vendredi 13. Le carnage va continuer de plus belle, sera plus sanglant, plus varié et … beaucoup plus délirant. Nikos commence sa visite de New York par les bars lesbiens, un cinéma diffusant un film de Schnaas, et même un club de gym où le réalisateur fera plaisir à son public avec la longue séquence de la douche, qui finira bien sûr de la façon la plus horrible qui soit. Nikos, tout comme les survivants du carnage, finiront par se retrouver pour une ultime confrontation dans un vidéo club, où, apparemment doté de pouvoirs magiques, Nikos fera revenir à la vie une vampire, des ninjas, et même un Hitler gras du bide !! Il fallait oser, il l’a fait ! Plus de logique, place au spectacle pur, ce qui semble convenir mieux au réalisateur, donnant une vraie dynamique au final, où apparaîtront ce cher Lloyd Kaufman, président de Troma, et Debbie Rochon, actrice dans Tromeo and Juliet, Toxic Avenger 4 et Terror firmer.


NOTE: 13/20
En bref: Si le film ne révolutionne pas le genre, il n'en reste pas moins un très bon divertissement gore, qui vaut surtout pour son final survolté.

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