Critique: Panics

Publié le par Rick Jacquet

PANICS

Panics
Titre original: Bad dreams
1988 – Etats Unis 
Budget: 4 millions $
Sortie française le 6 Juillet 1988 
Genre: Fantastique 
Réalisation: Andrew Fleming 
Musique: Jey Ferguson
Scénario: Andrew Fleming et Steven E. de Souza 
Avec Jennifer Rubin, Bruce Abbott, Richard Lynch et Dean Cameron


Dans le milieu des années 70, une secte se livra à des suicides en masse. Mais une jeune fille, Cynthia a survécu. Après 13 années de coma, elle se réveille dans un hôpital psychiatrique, sans aucun souvenir de son passé. Mais elle commence à avoir d'étranges visions du dirigeant décédé de la secte, Harris et bientôt, les personnes faisant partie de son groupe de thérapie, commencent à se suicider...

Vous adorez Freddy ? En particulier le troisième épisode, les griffes du cauchemar ? Alors, il y a de grandes chances que vous aimiez Panics. Vous recherchez un film original, une histoire qui ne vous a jamais été contée auparavant ? Alors passez votre chemin immédiatement! Vous voulez juste voir une petite série B sympa. Alors Panics est encore une fois fait pour vous. En quelque mot, le film est résumé. Panics commence de bien belle manière, faisant d’ailleurs penser au maître des illusions de Barker, réalisé quelques années plus tard. Une secte est regroupée dans une maison au milieu de nulle part. Harris, le leader, interprêté par Richard Lynch, bien connu des amateurs de genre (Puppet master 3, Necronomicon), renverse de l’essence sur tout le monde. Quelques instants après, la maison prend feu, il y a une explosion. Il n’y aura qu’une seule survivante: la jeune Cynthia. Emmenée à l’hôpital, elle passera un peu plus de 13 ans dans le coma avant de se réveiller. A partir de là, l’intégralité du film se déroulera dans l’hôpital psychiatrique. Cela fait beaucoup penser au troisième Freddy, t’autant plus que Cynthia est jouée par Jennifer Rubin, qui jouait la punkette dans le dit film. Un des premiers points forts du film, qui malheureusement rapproche encore la comparaison entre Panics et la saga des Freddy, est la musique, signée Jay Ferguson. Une composition parfois très calme, parfois très onirique, convenant parfaitement à son sujet, et ressemblant comme deux gouttes d’eau à sa propre ost de... l’enfant du cauchemar, le cinquième épisode de Freddy.

Cesser le jeu des comparaisons est vraiment ardu pour Panics. Continuons donc sur le film. Cynthia, revenant à elle, n’a aucuns souvenirs de son passé, et va entrer en thérapie de groupe. Thérapie dirigée par le docteur Alex Karmen, qui est joué par Bruce Abbott. Oui, Re-Animator, Daniel Cain, c’est lui. Ce rôle a d’ailleurs du marquer sa carrière puisqu’il se retrouve encore à jouer le docteur ici. Quoiqu’il en soit, rapidement, des souvenirs vont revenir à Cynthia, et cela va provoquer chez elle des petites crises d’hystéries. Mais son souvenir a un prix, puisqu’elle commence à halluciner, voyant Harris un peu partout. Mais elle va commencer à vraiment s’inquiéter lorsqu’une des personnes présente avec elle à la thérapie de groupe est retrouvée morte dans la piscine. Accident pour les autres, meurtre de la part de Harris pour Cynthia. Et le petit jeu de massacre va continuer, tandis que Cynthia aura beaucoup de mal à faire la différence entre le réel et le rêve. Dans un sens, conclusion à part, Panics aurait pu faire un excellent Freddy. Mais c’est là qu’arrive la conclusion, le rebondissement final du film, qui remet tout ce que l’on vient de voir en cause. Non pas que la première partie soit mauvaise, malgré son manque d’originalité, elle reste bien plaisante à regarder, et le réalisateur joue avec ce qui est vrai ou non. Mais le final vient tout remettre en cause, et si l’idée n’est pas mauvaise, elle provoque une grosse incohérence.

Tout ceci ne serait qu’une sorte d’expérience contrôlée par le directeur de la clinique. Pourquoi pas après tout, cela apporte un effet de surprise. Mais à force de trop vouloir rationnaliser son sujet, le réalisateur tombe dans une impasse. Si tout n’est qu’une hallucination, comment cela se fait-il que Cynthia ne soit pas la seule à pouvoir voir Harris. Enfin, ce n’est qu’un détail, ce ne sera pas la première incohérence dans un film de ce genre, des séries entières étant parfois des incohérences à elles seules (Hurlements). Panics a au moins le mérite, contrairement à la série des Freddy, d’aborder son sujet avec le plus grand sérieux, et de tenir debout sur une grande durée. De plus, son casting fait extrêmement plaisir (Rubin, Abbott et Lynch), et la bande son est superbe. Mais croulant sous son manque de surprise et sa difficulté à cacher ses influances, il n’est finalement qu’une petite série B horrifique recommandable, et généreuse en hémoglobine.

 

NOTE: 11/20
En bref: Sympathique, mais souffrant de déjà vu et d’un final incohérent par rapport au reste du métrage. Juste un bon petit moment.

Publié dans Critiques

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