Critique: Parts of the Family

Publié le par Rick Jacquet

PARTS OF THE FAMILY

Parts of the family
2003 - Belgique
Genre: Troma
Réalisation: Léon Paul De Bruyn
Musique: Marc Ickx
Scénario: - 
Avec Cecilia Bergqvist, Leo Franquet, Bob Dougherty, Lloyd Kaufman et Paul Houwen


Ella est la seule survivante d'un effroyable et sanglant carnage qui se déroula au sein d'une vielle maison. Alors qu'elle sort de la maison, elle est enlevée par un minable braqueur de banques, Jason Goodis. Goodis tente d'échapper à la police et s'introduit dans la maison avec son otage. Mais les rôles ne vont pas tarder à s'inverser...

A l’époque ou Parts of the family est sorti en France, on ne pouvait que jubiler. Uncut movies, distributeur de films gore, sortant un film Troma. Pas à dire, nous avions de la chance, du gore marrant, alors que le film tardait à sortir aux Etats Unis. Mais  finalement, juste après la vision, nous aurions préféré attendre la sortie du DVD en Amérique (quelques années plus tard) afin de profiter du nouveau montage par Lloyd Kaufman, plus rythmé, plus drôle, plus con, bref, meilleur. Dans le cas du montage sorti en France, nous n’avions qu’un métrage long et chiant à se mettre sous la dent. Le métrage en question nous propose de suivre la fuite d’un braqueur de banque un peu con, Jason Goodis. Il tente d’échapper à la police dans les rues de la ville, à pied. Parallèlement, nous avons droit au personnage d’Ella, s’habillant tranquillement chez elle, à côté d’une baignoire tâchée de sang. Malgré une course poursuite dans la ville plutôt bancale et peu rythmée, ce prologue s’en sort plutôt pas mal, le mélange de plans et d’action fonctionne plutôt bien. Cette image d’Ella en train de s’habiller dans une pièce ravagée à côté d’une baignoire en sang a quelque chose d’obsédant et présage beaucoup de bonnes choses pour la suite. Malheureusement, une bonne partie de ce qui va suivre oubliera le côté obsédant pour s’axer sur le côté chiant. Jason Goodis va se retrouver dans une impasse, juste au moment où Ella sort de chez elle, derrière lui. La police arrive et Goodis n’a d’autre choix que de prendre la jeune femme en otage, et de se réfugier chez elle, dans un manoir.

Dans le manoir, ils vont être cernés par la police, et un négociateur va arriver, joué par Lloyd Kaufman himself. Pendant la première demi-heure, le film va s’attarder sur la prise d’otage, et il ne va finalement rien se passer. C’est chiant, c’est long, beaucoup de discutions inutiles, Goodis donne des baffes à Ella, on n’y croit pas du tout, l’interprétation est passablement mauvaise. En gros, on se fait horriblement chier. Il faudra attendre les flash-back dévoilant le passé d’Ella pour enfin avoir quelque chose d’intéressant devant les yeux. Non pas que la réalisation s’améliore et parvient à rythmer son récit, mais cette partie en elle-même s’avère bien plus convaincante et intéressante que la prise d’otage. Ella était en fait la bonne à tout faire de la famille habitant le manoir, mais lors d’une crise de jalousie la concernant entre le père de famille docteur et son fils peintre, le tout a tourné au massacre. Ella, armée d’une hache et d’une fourche, a froidement assassiné les deux individus, avant d’attendre le retour de la mère et de la fille pour les assassiner elles aussi. Bien que certains plans totalement gratuits (mais nous sommes dans un Troma, donc rien de surprenant) s’attardent un peu trop sur le physique de Cecilia Bergqvist, bien que magnifique, cette partie fonctionne plutôt bien grâce à quelques plans bien trouvés, la froideur de l’interprétation de Cecilia à partir du moment où elle a une hache dans la main, et la musique, entraînante. Car oui, il ne fallait pas attendre grand-chose de la réalisation de Léon Paul De Bruyn, déjà auteur de Maniac nurses find ecstasy pour Troma.

Passé cet évènement plutôt terre à terre et réaliste, des policiers vont s’infiltrer dans la maison, et les choses vont bouger. Un premier policier sera abattu par Goodis, et Ella va retourner sa veste et montrer son côté psychopathe en se nourrissant des intestins et autres organes présents à l’intérieur du corps du défunt policier.  Ce sera la dernière bonne scène notable du métrage. La suite partira dans un délire de zombies, ou si le titre trouvera toute sa signification, forte intéressante, le réalisateur s’acharnera à filmer tout ça avec le plus grand sérieux, alors que les maquillages, les déplacements des zombies, rien n’est crédible et sonne comme une série Z de plus à la Franco ou Rolin. On aurait pu en rire si le réalisateur aurait tourné le tout sous un aspect comique et je m’en foutiste, ce qui ne se produit pas, et provoquera une fois de plus l’ennui, voir pire, la consternation la plus totale. On a l’impression de ne regarder qu’un bon gros gâchis purement Z et pas assumé.


NOTE: 05/20
En bref: Un métrage ayant quelques bonnes idées, une actrice jolie, et qui avait beaucoup de choses pour être une série Z bien fun. Mais le réalisateur a tout filmé avec sérieux, et donc, c’est plutôt chiant au final.

Publié dans Critiques

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