Critique: Puppet Master 4

Publié le par Rick Jacquet

PUPPET MASTER 4

Puppet master 4
1993 – Etats Unis
Cet épisode, tout comme le 5, n’est jamais sorti en France
Genre: Fantastique
Réalisation: Jeff Burr
Musique: Richard Band
Scénario: Douglas Aarniokoski, Steven E. Carr, Jo Duffy, Todd Henschell et Keith S. Payson
Avec Gordon Currie, Chandra West, Ash Adams, Teresa Hills et Guy Rolfe


Un jeune scientifique travaille sur l'intelligence artificielle. Mais il est la cible d'un petit groupe d'étranges créatures bien déterminées à le tuer, mettant ainsi fin à ses recherches. Mais il découvre par hasard un coffre contenant les Puppet Master. Celles-ci vont lui prêter main forte pour se débarrasser des créatures...

Puppet master 4 n’est jamais sorti en France, tout comme le 5. Pourquoi donc ? Le mystère des éditeurs, passant ainsi dans notre pays du troisième opus au sixième. En tout cas, ces deux épisodes vont ensembles, ils ne sont pas vraiment séparés. Mêmes acteurs, même réalisateur, même histoire en quelque sorte, et même armée de scénaristes, puisqu’ils sont 5. Et oui, 5 personnes pour nous pondre le scénario de ce Puppet master 4, où la qualité commence à baisser sérieusement. Les trois premiers épisodes étaient d’honnêtes séries B, plutôt bien foutues, plaisantes à regarder, parfois saignantes, et où la qualité d’animation des poupées était bluffant. Mais avec ce quatrième épisode, la série passe un stade. Elle passe de l’honnête série B au petit film fait dans l’urgence, contenant toujours son lot de qualité, mais visant un public différent, en essayant de surfer vers d’autres horizons: celui de la menace extra terrestre. Le pitch donne même plutôt envie, les poupées contre des extra terrestres.

Sauf que les extra terrestres se manifestent sur Terre dans le corps de .... poupées. Et oui, elles aussi. Au départ, le constat n’est pas vraiment négatif, et au final, non plus, mais il ne sera jamais positif. Le film commence dans un laboratoire, dans lequel plusieurs scientifiques bossent sur l’intelligence artificielle. Ils recevront (chacun leur tour) une boite contenant une poupée étrange. Leur design est plutôt plaisant par ailleurs, contrairement à leur vraie apparence, un poil trop caoutchouteuse pour convaincre. Quoi qu’il en soit, les scientifiques périront les uns après les autres, sous les attaches des méchantes poupées extra terrestres, de leurs griffes et dents bien aiguisées. Les scènes d’attaques sont plutôt bien foutues, mélanges de caméras embarquées filmant les créatures, animées par la vielle technique d’image par image, et des vues subjectives. Les poupées paraissent invincibles. Puis, changement de décors, on se retrouve à suivre un jeune homme et sa bande d’amis. Ils découvrent après une bonne demi-heure de film une mallette contenant les poupées. Après un peu de lecture, ils les réaniment. Et c’est un réel plaisir pour le spectateur de revoir ses poupées favorites en action, telles Blade, 6 coups, ou Pinhead. Et pour une fois, elles sont gentilles. Les poupées s’adaptant en effet à leur maître, le puppet master. Amusé, le jeune homme profitera des poupées pour... faire des parties de pistolets lasers avec elles!!! Oui, vous avez bien lus. A croire que les 5 scénaristes ont fumés pendant l’écriture, où se sont amusés à tenter d’aller loin dans la connerie.

Rapidement, les poupées extra terrestres vont arriver, et c’est une lutte sans merci qui va se livrer entre les deux gangs de poupées. Affrontement qui sera bien mou, et parfois bien ridicule. Volontairement ou pas, cela ne change pas grand chose. Si voir les différentes poupées s’affronter est plaisant, il faut voir une des actrices s’enfuit en gueulant devant une poupée inoffensive. Elle ne fait que crier en attendant bêtement qu’une des gentilles poupées vienne la sauver. Si on se prend tout de même au jeu au début, la petite bataille lasse vite. Il faudra voir la poupée “6 coups” attraper un extra terrestre avec un lasso, et l’accrocher à un fil électrique. Brrr, le méchant Et va mourir. Et pendant ce temps, les extra terrestres, sous leur vraie apparence, regardent le spectacle, mourrant les uns après les autres, comme les poupées, sans chercher à faire quelque chose pour changer la donne, et ce jusqu’à un final assez grotesque, où Toulon lui même reviendra, matérialisé en poupée, pour guider nos héros vers la victoire. Il faudra voir les trois survivants se faire éjecter en arrière (sauter en arrière) pour simuler le choc d’une explosion.

 

NOTE: 08/20
En bref: Ouais, elles reviennent. Mais n’auraient pas vu. Puppet master 4 ressemble plus à un mauvais film pour toute la famille vite répétitif et bourré de défauts.

Publié dans Critiques

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