Critique: Returner

Publié le par Rick Jacquet

RETURNER

Returner
Titre original : Ritana
2002 - Japon
Genre: Science fiction
Réalisation: Takashi Yamazaki
Musique: Akihiko Matsumoto
Scénario: Kenya Hirata et Takashi Yamazaki
Avec Takeshi Kaneshiro, Anne Suzuki, Goro Kishitani, Kirin Kiri, Yukiko Okamoto et Mitsuru Murata


En 2084, la race humaine mène une lutte acharnée contre une espèce extraterrestre qui menace notre civilisation. Une jeune femme, nommé Milly, remonte le temps et atterrit dans le Japon d'aujourd'hui pour changer le cours des événements. Elle rencontre alors Miyamoto, un tueur au grand cœur lancé dans une lutte impitoyable contre le parrain local, Mizoguchi. Milly doit convaincre Miyamoto de son histoire. Mais le temps presse...

Returner n’annonçait rien de véritablement extraordinaire.  L’histoire est vue et revue, le film nous annonce être un croisement entre Matrix, Terminator et d’autres films de genre. Sorti en 2002, on peut dire que Returner fut le gros film d’action du Japon de cette année là. Soyons clairs d’entrée de jeu, le film ne brille aucunement par son scénario. Mais à l’image, l’ensemble tiens la route et rend plutôt bien, malgré, on s’en doute, une grosse différence de budget entre les œuvres pré-citées et Returner. Takashi Yamazaki s’en sort vraiment bien, que ce soit lors des scènes apocalyptiques se déroulant dans le futur, des nombreuses fusillades, ou des scènes plus intimistes. Si l’on cherche a nous vendre le film comme étant un gros film d’action bien bourrin et non-stop (un peu comme Versus), le produit final ne ressemble pas vraiment à ces intentions. On se retrouve plutôt devant un drame apocalyptique, où interviennent des scènes d’action assez régulièrement. Le métrage tente sans arrêt de jouer sur différents tableaux, et variera les genres. On aura du drame avec le passé des personnages, que ce soit Milly, qui a perdue son petit frère dans la guerre contre les aliens, ou Miyamoto, enfant de la rue, qui a perdu son meilleur ami, capturé par un yakuza pour une vente d’organe. Mais on aura droit bien entendu à de la science fiction (avec les aliens, le futur apocalyptique), à de la comédie (quelques petites notes d’humour pas forcément désagréable entre les personnages de Milly et Miyamoto) et bien entendu, de l’action, avec de multiples fusillades et courses poursuites.

Finalement, c’est peut être bien cela le problème, Returner a beaucoup trop de choses à proposer pour un métrage de seulement 1h50. Tout est fait pour nous faire passer la pilule, mais par moment, le rythme faiblit, sans pour autant que telle ou telle scène soit de trop. Les scènes d’actions ne sont pas si présentes que ça, mais par contre, elles en mettent plein la vue, et la réalisation assure de ce côté-là. Entre les deux, on aurait pu craindre de se retrouver face au vide, mais ce n’est absolument pas le cas, bien au contraire. Les personnages sont vraiment bien développés, et l’interprétation, solide et réaliste, donne un peu de cohérence à l’univers. Mais les deux parties ne fonctionnent pas toujours ensembles. Ces petites baisses de rythme sont la seule chose que l’on pourra vraiment reprocher à Returner, étant donné que réalisation, personnages, interprétation et effets spéciaux sont d’un excellent niveau. Comme quoi, les Japonais aussi peuvent faire de gros films d’action !


NOTE: 14/20
En bref: De l’action, de l’humour, des sentiments, des effets spéciaux, le tout bien emballé, c’est peut être un peu trop, mais le film divertit et demeure attachant malgré tout. C’est déjà pas mal non ?

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