Critique: The Masked Girl

Publié le par Rick Jacquet

THE MASKED GIRL

The Masked Girl

Titre original: Za Masukudo Gâru: Joshi Kôsei Wa Kaizô Ningen - 女子高生は改造人間 
2008 - Japon
Genre: Action
Réalisation: Isao Kaneko
Musique: -
Scénario: Isao Kaneko
Avec Yuki Shimizu, Shizuka Nakamura, Tsuyoshi Kida et Aiko Sato


Ai Yoshino est capturée par les diaboliques Joker et Black Maria. Elle s'échappe, mais la méchante Maria a eu le temps de la modifier génétiquement, ce qui lui donne des pouvoirs surhumains. Entretemps, sa meilleure amie Yumi s'est faite retourner le cerveau et a pour nouveau dessein l'anéantissement d'Ai...

The Masked Girl est une toute petite production totalement fauchée mettant en scène deux petites idoles dans une intrigue rappelant les purs sentai de l’époque sur une courte durée de 45 minutes. Et c’était archi prometteur. Courte durée pour ne pas s’ennuyer et ne pas perdre de temps, deux héroïnes mignonnes pouvant permettre des plans culottes, des méchants très méchants caricaturaux, des combats à mains nues ou avec armes blanches, des costumes ringards et dépassés, le tout mixé avec de l’humour. Oui, je m’attendais vraiment à un petit film pas prise de tête, prenant, rythmé, sympa. The Masked Girl ne va malheureusement absolument pas tenir toutes ces promesses. On se demande d’ailleurs comment il est possible de décevoir sur seulement 45 minutes. Décevant, oui, mais The Masked Girl en reste pourtant regardable et appréciable. Bon, avouons-le, ça commence bien. Une scène d’ouverture, puis on fait la connaissance de nos deux héroïnes, Ai et Yumi lors du cours du sport. Les shorts moulants sont de mise, en à peine deux minutes, on comprend la forte amitié entre les deux, on comprend qu’elles sont opposées, Ai étant nulle en sport, et Yumi très forte. Et sur le chemin de retour de l’école, c’est le drame, Ai, sur son vélo, est poursuivie par un gang, en voiture. Capturée, séquestrée dans un labo secret où une méchante dame de cuir va vouloir faire des expériences, elle sera sauvée au dernier moment par son professeur de sport. Et là, oh, révélations, Ai est changée et possède des supers pouvoirs. Elle peut à présent se battre, foutre la raclée aux méchants, faire des sauts extraordinaires. Le spectacle peut commencer, il reste 35 minutes au compteur du film. Seulement oui, mais en fait, non ! Tout ce qu’on pouvait attendre d’un titre comme celui-ci va décevoir. L’histoire va s’avérer très sage, presque calme et longue. Ne vous attendez pas à des délires en tout genre, à des gags en pagailles, des passages sexy. Il n’y en aura pas.

Le scénario restera plus ou moins sérieux tout le long, on pourra bien plus souvent rire des costumes que des situations, vues et revues, banales. L’humour ne sera pas de la partie, alors que plusieurs situations permettaient de mixer humour et plans sexy. Ai, très timide, demandera toujours à son professeur de se tourner avant de se changer dans un costume de super héros, mais non, le spectateur ne verra absolument rien. Même lors des combats du film, nous n’aurons pas droit aux plans culottes habituels de ce genre de production, les deux actrices portant toujours des boxers ! Quelle honte. Dés qu’elle a conscience de ces pouvoirs, le film pourrait nous donner un concentré d’action, mais non également, le film préférant nous donner pas mal de longs dialogues entre Yumi et Ai, qui cherche à cacher ses pouvoirs, ou entre Ai et le professeur, qui cherche à la convaincre de se battre, avant d’amener enfin un peu d’action avec des poursuites vélo contre voiture, qui malgré l’improbabilité de telles scènes, passe plutôt bien, ou des combats martiaux à mains nues sur le final. Seulement l’action déçoit également. Sans être désagréable, vouloir mettre des têtes connues et les faire combattre, pour que cela soit crédible, il faut bien maîtriser sa chorégraphie, ses cadrages, et dynamiter le tout avec un bon montage. Ce que The Masked Girl n’arrivera pas vraiment à faire, donnant ainsi aux combats un aspect provenant d’une autre époque. La plupart des coups ne seront pas crédibles ou manqueront de vitesse, et d’originalité. Malgré tout, l’ensemble passe plutôt bien, en le regardant bel et bien comme un hommage à toutes les séries d’avant. C’est court, parfois (souvent) mal foutu mais débordant de bonnes intentions. C’est bien ça, qui, pour moi, a sauvé le métrage. Le réalisateur, pas aidé par un manque de budget (chorégraphies pas travaillées, effets ignobles, tournage en vidéo aux blancs souvent brulés), croit pourtant en son film, et en étant pas trop regardant sur la qualité générale, on passe 45 minutes pas trop prise de tête, pas exceptionnelles, pas tout à fait fun, mais juste agréable.


NOTE: 09/20
En bref: Pas franchement réussit, The Masked Girl reste regardable grâce à sa courte durée et ses deux héroïnes, mais déçoit au niveau de l’action, de l’humour, du côté sexy absent.

Publié dans Critiques

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