Critique: Toxic Avenger 3

Publié le par Rick Jacquet

TOXIC AVENGER 3

Toxic avenger 3
Titre original: The Toxic avenger part 3: the last temptation of Toxie
1989 - Etats Unis
Sortie aux Etats Unis le 24 Novembre 1989
Genre: Troma
Réalisation: Lloyd Kaufman et Michael Herz
Musique: Christopher De Marco
Scénario: Lloyd Kaufman, Phil Rivo, Pericles Lewnes, Andrew Wolk et Gay Partington Terry
Avec John Altamura, Ron Fazio, Phoebe Legere, Rick Collins et Lisa Gaye


Toxie, de retour à Tromaville, tue quelques malfaiteurs dans un magasin de location de vidéo, puis retourne chez lui. Il s'ennuit. Jusqu’au jour où on lui propose alors un travail, contre de l'argent, suffisement pour payer à Claire, sa copine, l'opération qui lui permettra de voir à nouveau.

Au départ, ma joie fut grande. Découvrir enfin ce troisième épisode, inédit en France en dvd. Mais rapidement, pendant la vision, les paroles de Lloyd Kaufman, président de Troma, me vient en tête.Toxic avenger 2 et 3 sont des ratages, des films plus commercieux, et le quatrième épisode est là pour rattraper le tout. Ces paroles reviennent souvent pendant l’éprouvante vision du métrage, et au final, on souhaite qu’il ne sorte pas en France, évitant aux fans d’acheter ce film. Pourtant, au tout début, l’histoire avait tout pour séduire, et revoir le vengeur toxique à l'’cran, cela fait toujours plaisir. Mais après un décevant second opus, mais sympathique tout de même, ici, la sauce ne prend pas du tout. C’est rapidement l’ennui et le dégoût qui pointe son nez. Explications.

Le film prend place directement après la fin du précédent opus. Toxie a fait fuir les méchants, a sauvé la ville d’une catastrophe. Tout va pour le mieux, en quelque sorte. Mais en son absence, le taux de délinquance a quelque peu augmenté. L’introduction prend donc place dans un vidéo club, après un rappel des deux premiers épisodes. Première constatation : les gags sont en partis tirés du premier opus, ou en rapport avec d’autres films de la firme, tel le marrant Redneck Zombies, sortit chez nous chez Uncut movies. Un gang arrive dans le vidéo club, et ça se termine par une prise d’otage, faisant penser à celle du restaurant mexicain du premier opus. Et comme prévu, Toxie arrive pour tuer les méchants. Malgré le manque de nouveauté, ce petit prologue fait étrangement plaisir, grâce notamment à l’apparition du gore qui tâche, totalement absent du second opus. Troma se reprendrais donc en main ! ça en a l’air. Toxie va jouer à la corde à sauter avec les intestins d’un membre du gang, déchiquette le bras d’un autre dans un rembobinneur de casette vidéo avant de lui arracher la tête avec son balais. Tout pour faire du bon Troma, dans la joie et la bonne humeure. Seulement cette introduction n’est pas du tout représentative de ce qui va suivre. Pour un film Troma de cette période, purement ancrée dans les années 80, l’absence de véritable bande son finit par manquer. Je sais, ce n’est qu’un tout petit détail, mais le souci, c’est qu’il n’y a pas que ça qui manque au film.

Ce qui manque véritablement au film, un peu comme le second opus, c’est l’aspect de la firme Troma. Le film manque cruellement d’humour, de fun. Passé le prologue, il lui manque le gore également. Et par dessus tout, une histoire intéressante. Non pas que les deux précédents brillent par une histoire géniale, mais ici, l’histoire n’est que prétexte, l’histoire est trop sérieuse, l’histoire prend son temps. En bref, l’histoire est chiante et sans intêret, malgré quelques bonnes idées par ci par là. Tout le long, le film ne décollera pas, même s’il tentera de nous faire croire le contraire lors du final, dont l’idée n’est pas franchement mauvaise. Toxie va se battre contre le diable en personne, lors de défis sortant tout droit d’un jeu vidéo. 5 niveaux en tout. Le concept est plaisant, bien dans l’esprit. Seulement si l’idée amuse le temps des deux premiers niveaux, elle finit par gaver et faire soupirer. Et ce jusqu’au final (oooh, spoiler) où Toxie reprendra sa véritable apparence. Ce n’est plus le même acteur que dans le premier opus, et production Troma ou pas, vu la qualité de l’acteur, ça fait mal.

 

NOTE: 04/20
En bref: Ennui, ennui, quand tu nous tiens. A part le prologue fun et gore, rien à sauver dans cette suite molle et sans intêret.

Publié dans Critiques

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