Critique: Whispering Corridors 3 - Wishing Stairs

Publié le par Rick Jacquet

WHISPERING CORRIDORS 3: WISHING STAIRS

Whispering corridors 3: wishing stairs
Titre original: Yeogo goedam 3: Yeowoo gyedan
2003 - Corée du Sud
Genre: Fantômes
Réalisation: Yun Jae Yoon
Musique: Gong Myeong-ah
Scénario: Kim Su-ah, Lee Yong-yeon, Eun Si-yeon et Lee Soyoung
Avec Ji-hyo Song, Han-byeol Park et An Jo


Deux amies, dans une école d’art, se retrouvent en compétition pour une place dans une école de danse en Russie. Une légende urbaine circule sur les escaliers menant au dortoir : cet escalier contient 28 marches, et si une 29ème apparait, vous pouvez faire un vœu, qui sera exaucé. Ji-Seong sait exactement le souhait qu’elle veut faire : gagner la compétition. Mais cet escalier capable d’exaucer ce que l’on souhaite a des conséquences.

Les suites se suivent, mais ne se ressemblent absolument pas. Ce Wishing stairs est le troisième épisode de la série Whispering corridors (Yeogo goedam), contenant à ce jour cinq épisodes. Si le précédent, sorti sous le simple nom Memento Mori en France, était une agréable surprise, où l’histoire de fantôme ne comptait absolument pas, et s’axait sur une histoire d’amour improbable pour un pays comme la Corée, entre deux filles, ce troisième épisode continue de surprendre en développant des thèmes différents et en abordant le thème du film de fantôme avec intelligence. L’histoire nous présente donc les deux personnages principaux, deux jeunes femmes, lycéennes toutes les deux dans une école d’art. Leur amitié semble très forte, et elles semblent par moment vraiment très proches. Mais comme tout le monde le sait, les hommes sont stupides, et sont prêt à mettre en jeu le plus important pour eux pour arriver à leur fin et servir leur intérêt personnel, avant de se rendre compte, trop tard, à quel point ils tenaient à la chose qu’ils viennent de perdre. Comme beaucoup de films Coréen, et l’ensemble de la série des Whispering corridors, le film va traiter son sujet avec beaucoup de sensibilité, et une lenteur parfois hypnotique dans ses scènes. Attention, nous parlons bien de lenteurs, et pas de longueurs. Car ce troisième opus de la série ne contient aucune longueur, loin de là.

Ainsi, rapidement, les deux meilleures amies du monde vont se retrouver en compétition lorsque leur professeur leur annonce qu’il y aura une compétition afin d’entrer dans une école de danse spécialisée en Russie, et qu’il n’y a qu’une seule place. La meilleure de la classe, Kim So-hie, et donc, normalement, future gagnante de la compétition, ne comprend pas ce qu’il se passe, voir refusera d’accepter le fait qu’une simple compétition pour une école puisse briser leur amitié si forte. Elle fera tout pour renouer leur amitié, tandis que Ji-Seong ne l’écoutera pas, commencera à la mépriser, et trouvera une solution à son problème dans la légende circulant sur l’escalier du dortoir. Pouvoir monter sur la 29ème marche signifie voir son vœu se faire exaucer, il suffit juste d’y mettre son cœur pour que la marche apparaisse. Et cela se produira, lui permettant d’obtenir ce qu’elle veut, et d’atteindre le point de non retour, pour elle, comme pour son amie, dont les chemins vont ainsi se séparer brutalement, malgré une tentative de réconciliation aux très beaux dialogues : « Tu es tout ce dont j’ai besoin ». Et le vœu fait va s’exaucer, de la manière la plus brutale qui soit. Kim So-hie tombera dans l’escalier, et finira par perdre la vie, permettant ainsi à Ji-Seong de gagner la compétition et de se voir accepter dans l’école Russe. Mais la réalité sera dure à accepter, et ses camarades de classe, la considérant, à juste titre, comme responsable de la mort de son amie, vont la martyriser, tenter de l’humilier. Même la solitaire légèrement obèse de la classe la rejettera, elle dont tout le monde se moquer, excepté Kim So-hie. Ces deux personnages vont donc se croiser, se mépriser, et aucune des deux ne supportera le poids qui leur est mit sur les épaules.

Ainsi, dans la majeure partie de son récit, Wishing stairs s’avère être un film plutôt dramatique, très bien mis en scène, profitant de superbes éclairages et musiques, avec pour seul élément fantastique le fameux escalier du titre. Mais cet élément se suffit à lui-même, ne prend pas le dessus sur le reste. Mais comme je l’ai dit, les personnages auront du mal à accepter la réalité en face. Ainsi, la solitaire de la classe se rendra aux escaliers, et voyant la 29ème marche apparaître, fera le vœu que Kim So-hie revienne. Chose qui se produira, et proposera les grands frissons du film, dans l’ensemble, assez tardifs et classiques, mais fonctionnant grandement vu l’avancement du film, et donc les personnages que le spectateur a bien prit le temps de connaître, de mépriser ou d’aimer. Le réalisateur jouera sur les apparitions, de plus en plus nombreuses et troublantes, très réussies, quoique classiques, trop classiques par moment, et mènera les personnages dans leurs derniers retranchements lors du final, où finalement, l’inévitable doit se produire, afin que tout rentre dans l’ordre. Une faute a été faite, et doit être réparée, un vœu a été exaucé, et sa part sombre fait surface. Rien n’est tout blanc, ou tout noir, l’équilibre doit être rétablit, et c’est en jouant constamment sur sa sensibilité que le film parvient à être d’un aussi bon niveau, jamais ennuyant, tantôt passionnant, tantôt flippant.


NOTE: 17/20
En bref: Un très bel épisode dans la série, qui comme les autres, s’axe plus sur le drame en mettant le surnaturel en arrière plan, mais ne s’empêche pas de le faire venir au premier plan quand le besoin s’en fait sentir. Une grande réussite.

Publié dans Critiques

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