Critique: Whispering Corridors 4 - Whispers

Publié le par Rick Jacquet

WHISPERING CORRIDORS 4: WHISPERS

Whispering corridors 4: Whispers
Titre original: Yeogo goedam 4: Moksori
2005 - Corée du Sud
Genre: Fantômes
Réalisation: CHOI Ik-Hwan
Musique: Byeong-hun Lee
Scénario: Ik-hwan Choe et Joon-Seok Sol
Avec KIM Ok-Bin, SEO Ji-Hye, CHA Ye-Ryeong


Yeong-Eon reste tard le soir pour réviser son chant ; en sortant elle se fait tuer par un fantôme dans le couloir, et devient elle-même une âme errante dans le lycée ; elle ne peut pas sortir, et ne peut avoir de contact avec personne, sauf avec Sun-Min, sa meilleure amie, qui entend sa voix...

Il y a bien longtemps que les films de fantômes n’étonnent plus. S’ils parviennent par moment à être toujours aussi efficaces, comme le prouvent les récents One missed call ou Phone, parlant tout deux de malédiction passant par téléphone portable, on peut en quelque sorte dire que le renouveau du film de fantôme provient de Corée du Sud. En effet, ils traitent leurs films de fantôme de manière très différente des autres. Le film Deux soeurs en est la preuve : un scénario intelligent, des actrices excellentes, un renouveau en quelque sorte de la manière de provoquer la peur, et la série des Whispering corridors en est un autre exemple, dont seul le second épisode est sorti en France pour le moment, il s’agît de Memento Mori, magnifique histoire d’amour lesbien dans un lycée. Et arrive à présent ce quatrième opus de la série, intitulé Whispers. Comme chaque épisode de la série, il explore le thème du film de fantôme de manière différente et sensible.

Le film commence de bien belle manière, dans l’école même, lorsque le personnage principal est en train de répéter une chanson. Très belle mélodie, voix magnifique, les noms des acteurs s’inscrivent à l’écran. Une ouverture magnifique qui sera suivis d’un dialogue entre la chanteuse et sa meilleure amie. Lorsque celle ci la quitte, un petit point classique vient faire son apparition : le fameux fantôme aux cheveux noir venu emporter en quelque sorte sa victime. Néanmoins, ce n’est vraiment qu’un petit détail puisque très rapidement, l’histoire prend un chemin dont on ne se doute pas un seul instant. Pas question ici de suivre la malédiction et une bande de jeunes tentant de survivre en élucidant le mystère de la mort du fantôme, puisqu’une fois l’héroïne morte, le film continue de suivre son point de vue. Mais ce n’est pas un fantôme comme les autres, point de malédiction, elle ne tuera personne. Non, ici, l’héroïne est un fantôme destiné à errer dans l’enceinte de l’école, ne pouvant en sortir, et que personne ne peut voir. A partir de là, on peut prendre peur : « cool, on va suivre le fantôme, et personne ne la verra... chiant », mais pas du tout.

Le traitement de l’histoire devient de plus en plus intéressant au fur et à mesure qu’il avance. Le fantôme est en effet vu sous un point nouveau, comme je disais précédemment. En effet, si personne, absolument personne ne peut le voir, sa meilleure amie peut l’entendre. Tant que son amie ne l’a pas oubliée, le fantôme ne pourra pas reposer en paix, et elles pourront communiquer ensembles. Une grande histoire d’amitié légèrement surnaturelle commence alors, préférant jouer la carte de l’émotion et du gentil fantastique que du film de fantôme avec sursaut à la minute, sonnerie de téléphone et filles aux cheveux noirs sortant d’une télévision ou rampant au sol. Compte tenu de cela, les amateurs purs et durs de films de fantômes seront largement déçus et pourront même trouver que le film est lent, se traîne en longueur, et qu’il ne s’y passe strictement rien. Les sursauts sont rares, l’intrigue prend son temps, et la qualification même dans le genre fantôme ne signifie pas grand chose pour cette série de films. Un drame plutôt, assez triste, bien mené, intelligent donc. Seule la dernière partie, très riche en rebondissements, parfois durs à suivre (le mélange passé et présent très fréquent), tente de nous donner quelques sursauts, et s’il y parvient parfois, ce n’est pas du tout là que se situe la grande réussite du film.


NOTE: 14/20
En bref: La série des Whispering Corridors se situe aisément parmi certains meilleurs films de fantôme, et comme d’habitude pour un film Coréen, la photographie et la musique sont magnifiques. Ajoutez à cela de magnifiques moments de poésie, et voilà le résultat.

Publié dans Critiques

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