Critique: Zombie Hunter Rika

Publié le par Rick Jacquet

ZOMBIE HUNTER RIKA

Zombie Hunter Rika
Titre original: Saikyô heiki joshikôsei: RIKA
2008 - Japon
Genre: Zombies
Réalisation: Kenichi Fujiwara
Musique: -
Scénario: Takeyuki Morikaku et Kenichi Fujiwara
Avec Risa Kudô, Tsugumi Nagasawa, Ryûnosuke Kawai et Kôtarô Kamijô


Accompagnée de son amie Yuji, Rika prend le train pour rendre visite à son grand père, paralysé, qui habite dans une région reculée du Japon. Mais rien ne se passera comme prévu, puisqu’arrivé dans le village, elles se rendent compte que celui-ci est envahi par des zombies. Un jeune homme les aidera et ils trouveront refuge dans la demeure du grand-père de Rika, mais malheureusement, elle se fera mordre au bras.

Etrangeté de la journée, voilà Zombie Hunter Rika, un autre film de zombies venu du Japon, un genre en vogue on pourra dire depuis le Versus de Ryuhei Kitamura en 2002. Et depuis, la formule reste la même, mais reste toujours aussi fun. Ainsi, dans Zombie Hunter Rika, on retrouve des supers pouvoirs, des combats, du sexe (ce qui n’était pas dans Versus), des zombies, du gore, de l’humour, et bien entendu, dans le rôle principal, une idole, Risa Kudô. On pourra même trouver au détour de quelques séquences de la romance... Et oui, le film contient de tout, et contrairement à certains films se traînant en longueur, il démarre sur les chapeaux de roues. Il ne faudra pas attendre plus d’une minute pour voir le premier zombie à l’écran, et donc, la première morsure, le premier effet gore. A partir de là, ça ne s’arrête plus pendant une heure et demi. Et les idées ne manquent pas, fort heureusement. Mais avant de suivre notre très charmante Rika, le scénario introduit un autre personnage, avec le zombie hunter, dont les aventures peuvent être suivies en live sur internet. Un personnage étrange, doté d’un sabre magique et d’un chapeau de cowboy, qui va dépoutrer du zombie, avant de mourir bêtement, et de se faire couper le bras. Ça aurait pu être un délire parmi tant d’autres peuplant le métrage, mais en fait, ça à une grande importance pour la suite. Directement après, Rika et son amie Yuji débarque dans le petit village où vît le grand père de Rika, et ça tourne mal tout de suite, le village étant envahi par les zombies. Un jeune homme les sauvera, nous donnant l’occasion de montrer quelques talents martiaux. Pour l’anecdote, les chorégraphies des différents combats sont signés par Tak Sakaguchi, acteur dans pas mal de films du genre (Versus, Death Trance, Mutant Girls Squad) et chorégraphe de pas mal de films, et depuis peu réalisateur. Seulement ici, il fournira un travail plutôt médiocre, qui fort heureusement, ne dérangera pas vraiment, les vrais combats étant plutôt rare et le réalisateur faisant preuve d’audace et de folie dans sa mise en scène pour nous faire oublier ce défaut.

Les personnages vont rapidement trouver refuge chez le grand père de Rika, et c’est là que le film va devenir réellement savoureux, en mixant scènes sexy, humour, gore, délires en tout genre, nouveaux personnages. Tout ce bon monde va se retrouve dans la maison de grand père, un homme amnésique, et paralysé, et sa femme, une nymphomane qui n’en a qu’après son argent, et est de mèche avec le jeune homme ayant sauvé Rika et son amie. Il ne faut pas oublier qu’il y aura également dans la maison 3 bonnes qui aiment comparer la taille de leurs seins, et qu’ils seront vite rejoint par trois incapables vraiment trouillard, dont un fan du Zombie Hunter, qui n’est plus, pour le moment. Bien plus surprenant, ils seront rejoints par un zombie, doué de conscience, et doté d’un casque pour ne pas mordre les humains, qui va leur révéler le fin mot de l’histoire. S’il veule que le monde redevienne normal, il leur faudra tuer le chef des zombies, et leur seule chance est une réunion de zombies ayant lieu dans la forêt. Le second degré est constant, heureusement (pas comme un Machine Girl qui alternait drame et second degré), et met immédiatement de bonne humeur. Le sang gicle, l’humour abonde, le grand père n’est pas si paralysé que ça et s’avère même plutôt doué avec un katana, même s’il coupera également le bras de sa petite fille, tout juste mordue par un zombie, et se retrouvant aussitôt avec un nouveau bras personnalisé… celui du Zombie Hunter, ce qui va lui conférer force et courage, et surtout un katana aux supers pouvoirs. Toute une histoire, et ainsi, la petite bande, qui va réduire en nombre en chemin, s’en va à la recherche du seigneur zombies afin d’éradiquer la menace.

Mais le film recèle encore bien des surprises, comme une romance plutôt rapide entre un zombie et une jeune femme lubrique prête à tout pour survivre, une attaque nucléaire américaine, le chef des zombies qui ressemble plus à un monstre, du gore, des retournements de situations et trahisons. Bien entendu, comme dit, les combats sont décevants, et le final fera la part belle aux combats justement. Mais face à l’énergie du metteur en scène, à la mignonne-attitude de Risa Kudô dans le rôle de Rika, et des effets spéciaux réussis, il serait vraiment dommage de bouder le spectacle. Les combats sont décevants, mais restent tout de même sympathiques comme tout. On reste bien loin de combats dans le genre de ceux de la saga des Lady Ninja Kasumi, mais c’est une autre histoire, puisque ces films sont avant tout des pinku. Pas parfait, loin d’être le meilleur film du genre, Zombie Hunter Rika demeure un spectacle fort acceptable, la plupart de ses gags font mouche, ses effets spéciaux sont bien faits (bon à part par moment le gros bras caoutchouteux de Rika), son rythme est soutenu et ne faiblit pas jusqu’au final, et quand on plus, on ajoute à ça quelques poitrines dénudées, on a de quoi passer un franchement bon moment pas prise de tête.

 

+
-

Des zombies

Risa Kudô

Des scènes vraiment très drôles

Rythmé

Des scènes d'action parfois brouillones

Final un peu décevant

 

NOTE: 14/20

En bref: Une petite réussite, avec du sang, du sexe, de l’humour, du délire. Des combats imparfaits, mais ça tâche et le rythme soutenu font oublier les quelques défauts.

Publié dans Critiques

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